Publié le samedi 14 novembre 2009 - Vu 24 fois
Jean-François Pien a succédé à Carlos Lopez à la tête de la formation rémoise.
Christian LANTENOIS
JEAN-FRANÇOIS PIEN est arrivé à la tête de la formation rémoise en pleine préparation estivale pour prendre la succession de Carlos Lopez, démissionnaire. Sans sourciller, il a relevé le défi. Son bonheur se trouve sur le terrain. Peu connu du grand public, il a pourtant, la quarantaine entamée, plusieurs vies d'entraîneur et de formateur à son actif.
Le potentiel de Bakary Sagna
Après une carrière de sur le rectangle vert entamée à Brest, il pose ses valises à Sens. « J'ai commencé comme entraîneur-joueur. J'ai vite été mis dans le bain. En Bretagne, déjà, je coachais à l'école de football. Dans mon équipe, j'avais un petit jeune en qui je croyais. Je l'ai envoyé faire des essais. Sans succès. Toujours la même réponse : trop petit, pas de pied gauche. Ce garçon, c'était Bakary Sagna. »
Une étape au Qatar
Au Paris-Saint-Germain, Jean-François Pien prend en charge les 15 et 17 ans nationaux. Il restructure l'école de football du club. Et il croise Marc Collat, alors directeur du centre de formation et à l'origine de sa venue dans la Marne. « Puis l'opportunité de partir au Qatar s'est présentée. Je n'ai pas hésité. » Dans le Golfe, le Bas-Normand s'occupe des jeunes et de la réserve d'Al-Saad, avant de passer à Al-Ahli. « J'évoluais avec un groupe composé à 80% d'internationaux. J'ai eu avec moi le meilleur footballeur asiatique en 2006, Khalfan Ibrahim. J'ai côtoyé des entraîneurs réputés, comme le Serbe Bora Milutinovic, le Brésilien Toninho Cerezo ou l'Urugayen Jorge Fossati, avec lesquels j'ai beaucoup échangé. Cette expérience à l'étranger m'a beaucoup ouvert au niveau foot. On pense toujours que l'on est dans le vrai. Or, on se rend compte qu'il y a des tas de bonnes choses ailleurs. »
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