Publié le samedi 05 avril 2008 - Vu 1 fois
4e doublé et 14e but en championnat pour un Cédric Fauré bien au-dessus de la mêlée. Photos : Christian LANTENOIS et Bernard SIVADE
Bernard Sivade
«ON entend plus les Sedanais», chantait Delaune dans une ambiance de finale de Coupe du monde. Le public, qui n'en menait pas large à 20 heures, illustrait ainsi le soulagement qui gagnait tout un club après un succès le rapprochant du maintien (13e).
Confirmation attendue
Pour autant, cette victoire, aussi importante soit elle aussi pour la suprématie régionale, demandera des jours qui chantent autant car le Stade ne peut pas avoir renoué avec sa puissance du début de saison dernière sans qu'il y ait de lendemain.
De leur côté, les hommes de Pascal Urano, cueillis par le premier but, ont surtout été sonnés par le deuxième concédé sur un suite d'approximations.
Venus assurer leur accession à Delaune en mai 2006, ils ont abandonné leurs dernières prétentions sur le même champ de bataille hier soir.
Il faut croire que Delio Onnis avait donc transmis son fluide aux acteurs de ce derby. Aux Rémois tout du moins.
Le meilleur buteur de l'histoire de la L1 a donné le coup d'envoi d'un derby placé sous le signe de l'offensive.
Devant un public finalement rangé derrière la consigne de mobilisation générale, l'entame de match était pourtant ardennaise. Dans son 4-4-2, le groupe de Pasqualetti était plaisant. Mais pas menaçant.
Le Stade ne l'était pas plus sauf sur une inspiration de Kermorgant génial sur un ballon à la trajectoire arrondie (9e). Il n'était pas illogique qu'il revienne au meilleur Rouge et Blanc de ces dernières semaines de débloquer la situation.
Articulée dans on 4-3-1-2 avec Ielsch en milieu gauche pour épauler Giraudon dans l'opération anti-Abdoun, la troupe de Froger était sur orbite. Et, même en cette saison laborieuse, quand elle a pris les devants, la bande à Devaux a rarement lâché l'affaire. Sauf à Sedan à l'aller...
Un Fauré retrouvé
Le scénario ne pouvait se reproduire tant les Sangliers perdirent le fil de leur match. Equipe cassée en deux blocs distants, passivité sur le deuxième but: le CSSA était autant en souffrance collectivement que le Stade faisait plaisir par sa combativité. Thierry Froger avait demander un supplément d'âme. Message reçu.
Côté ardennais, la soufflante passée par Pasqueletti à Baning incapable d'isoler Féret suffisait à exprimer le mal-être à peine atténué par la réussite d'Allart (45e+1).
Le genre de but qui «plombe» le moral d'une équipe en mal de confiance. Mais, il en fallait plus hier pour perturber un Stade offrant sa meilleure prestation de la saison. Avec un Fauré désormais à la tête de 14 buts.
A l'opposé, le CSSA n'a pas offert le visage d'un candidat à la montée qu'il était redevenu à la faveur du surplace troyen.
Le Stade, loin de ces considérations, a reconquis son public. Image saisissante trois jours après une ambiance délétère contre Bastia.
Philippe Launay
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