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Déboulonnés en un éclair

Publié le samedi 08 mars 2008 à 01H00 - Vu 2 fois


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S'il n'a pas marqué, Cédric Fauré a pesé sur la défense nordiste.

S'il n'a pas marqué, Cédric Fauré a pesé sur la défense nordiste.

Christian Lantenois


FACILE vainqueurs d'une équipe boulonnaise joueuse mais naïve, les Rouge et Blanc ont empoché trois points précieux qui leur redonnent six unités d'avance sur le bas de tableau.
Boulogne, c'est généreux, vaillant et combatif. Sans doute mais ce n'est pas très rigoureux sur coups de pied arrêtés.
L'USBCO est en effet l'équipe de L2 qui prend le plus de buts sur phases statiques (13) notamment à l'extérieur (11) et le Stade n'a eu qu'à se servir des largesses hier soir.
Spécialité locale
D'abord sur un corner de Kermorgant exploité par un Burle complètement oublié et qui inscrivait ainsi son premier but en Rouge et Blanc. Et ce, clin d'œil de l'histoire, sous les yeux et le sifflet de M. Grelot qui officiait lors de sa grave blessure contre Dijon en janvier 2007.
Un coup franc de Kermorgant plus tard, le onze champenois avait pris les devants mais cessa de jouer. Si bien que Boulogne fit la meilleure impression dans le jeu. Moins compact dans le pressing, le Stade laissait trop d'opportunités au promu qui vint titiller Agassa au-delà du raisonnable. Les frissons parcoururent un Delaune faiblement garni mais définitivement libéré sur un but de Féret consécutif à… un coup franc du très bon Kermorgant propulsant le Stade au rang de meilleur spécialiste du coup de pied arrêté dans le championnat.
Sentiment partagé
Le suspense ôté à la rencontre, l'intérêt, à la reprise, résidait dans la capacité du Stade à résoudre ses problèmes d'organisation. L'entame ne fut pas convaincante avec le réduction du score de Kinkela mais Reims dispose dans ses rangs d'un joueur d'exception : Féret.
Sous les vivats de la foule, il réussit un doublé de grande classe confirmant au passage les difficultés boulonnaises dans les entames de mi-temps. Une lacune déjà vue plusieurs fois cette saison.
Eclatante par l'ampleur du score, la victoire ne contentait pas tant que cela Didot et les siens peu enthousiasmés par leur niveau de jeu si l'on en juge par le nombre impressionnant de discussions tendues dans le jeu entre joueurs. Un sentiment bizarre se dégageait donc de ce second acte qui, même si on voyait encore plus Agassa que Trivino, sombrait dans l'apathie entre des Maritimes résignés et des Stadistes ayant aussré l'essentiel avec ce 9e succès, le 6e à la maison.
Philippe Launay

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