Publié le samedi 14 avril 2012 à 11H00 - Vu 67 fois
Un marathon élitiste et populaire.
«LE marathon est devenu un phénomène de société. C'est un espace de liberté, un dépassement de soi », certifie Joël Lainé, directeur des épreuves. Pour sa 36e édition, le Marathon de Paris voit les choses en grand. Près de 40.000 coureurs de 112 nationalités différentes sont attendus, demain, pour braver les mythiques 42,195 kilomètres du parcours.
Léger lifting
À l'image de ceux de Chicago et Berlin, le marathon parisien s'inscrit comme l'un des piliers de la course mondiale. Mais il reste un cran en dessous de ceux de New York et de Londres qui rassemblent 50.000 participants. Et afin de rejoindre ces deux exemples en matière d'épreuve de masse, les organisateurs confient vouloir multiplier les installations (exposition, animations,…) autour de la course.
En attendant, l'édition 2012 va ouvrir ses portes. Quelques rares ajustements sont apportés au tracé afin d'accueillir plus de monde et d'améliorer le confort de la course. Comme chaque année, les coureurs prendront le départ au milieu des Champs-Élysées avant de descendre jusqu'au bois de Vincennes. Puis ils traverseront Paris dans le sens inverse pour rejoindre le bois de Boulogne et l'arrivée Porte Dauphine.
Seule la boucle de Draveil a été supprimée et la procédure de départ a été revue afin de fluidifier le départ. Chaque sas, constitué en fonction du temps visé par les coureurs, partira en décalé. Le temps de départ sera allongé à 45 minutes, contre 20 l'an passé.
Mauremo au départ
Devant la foule d'amateurs, dont Amélie Mauresmo qui portera les couleurs de l'Institut Curie, se mêlera une catégorie de coureurs qui se battront pour la gagne. Bien que les organisateurs confient que le record du monde ne sera certainement pas battu, le plateau élite reste relevé.
À commencer par Benjamin Kiptoo chez les hommes, vainqueur l'an passé en 2 h 06'31. Il côtoiera, Albert Matebor (Kenya, record de 2 h 05'26), Eric Ndiema (Kenya, record de 2 h 06'07) et Stanley Biwott (Kenya), qui a établi un nouveau temps de référence lors du semi-marathon de Paris cette année en 59'44.
Côté Français, à suivre la prestation de Driss El Himer, 3e en 2003, dont le meilleur temps s'établit à 2 h 06'48.
Chez les femmes, Tirfi Beyenne possède le meilleur temps parmi les participantes (2 h 22'44 à Toronto en 2010) et semble la plus armée pour dompter le parcours parisien. L'Éthiopienne devra se méfier de Teyiba Erkesso (Kenya) qui a signé deux probants succès à Boston et Houston en 2010.
Parmi la masse de coureurs, une cinquantaine d'athlètes handisports joueront leur qualification pour les prochains JO. L'édition 2012 fait partie du parcours de sélection pour les Jeux paralympiques de Londres (du 29 août au 9 septembre prochain).
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