Publié le samedi 22 novembre 2008 à 01H00
UNE cinquantaine d'artistes invités, à travers l'art, la danse, le cinéma, le chant, sont annoncés pour la prochaine édition de Chimeria, du 7 au 15 mars.
La croissance exponentielle de la manifestation depuis son lancement en 2001, a décidé Marylène Leterrier, présidente du festival et du Cercle artistique et artisanal sedanais - qui fêtera ses 25 ans - à ne plus l'organiser fin octobre, mais une fois tous les deux ans et au printemps.
« Préparer une telle manifestation chaque année représentait une charge vraiment lourde, ce qui explique que tous les grands festivals soient des biennales », explique-t-elle.
De plus, les vacances de la Toussaint ne permettaient pas au festival de sensibiliser les scolaires à l'art, l'un des objectifs prioritaires de Marylène Leterrier, à qui Sedan doit d'innombrables salons artistiques bien avant la naissance de Chimeria.
Sensible aux voix de l'invisible et au mystère de l'univers, celle qui anime des cours de peinture n'était pourtant pas sûre de son pari au début des années 2000.
« L'art visionnaire va à contre-courant de l'art contemporain, mais connaît aujourd'hui une véritable renaissance ».
Un regain de faveur auquel le festival n'est peut-être pas étranger. Car Chimeria est désormais connu et reconnu : « Je reçois tous les jours des courriels ou des coups de téléphone d'artistes de tous pays. Les demandes sont si nombreuses qu'il me faudra peut-être trouver une salle supplémentaire, voire refuser du monde. »
Danses indiennes
En attendant, la 7e édition va encore monter en puissance, investissant trois lieux différents : le château, la salle Marcillet et l'amphithéâtre Mendès-France. Dédié au sacré et au mystique, Chimeria explora l'art avec plus de 250 œuvres, mais aussi le cinéma, la philosophie, le chant, la danse.
Pas moins d'une trentaine de pays seront représentés, c'est dire l'ouverture en terme de vision du monde que représente le festival.
En vedette, l'Inde, à travers plusieurs événements. Après « D'autres mondes », l'an dernier, le cinéaste Jan Kounen présentera son nouveau long métrage « Darshan » (« L'étreinte »), un portrait de « Amma » qui finance de nombreux hôpitaux et dispensaires, et fait l'objet en Inde d'une véritable adoration.
La danseuse Manjushree Pradhan jouera « La gloire de l'Himalaya », un véritable voyage sensoriel et spirituel sur l'Inde éternelle. Véritable ambassadrice de la culture népalaise en Europe, la jeune femme de son vrai nom Maud Grasmuck, qui est originaire de Sedan, a notamment chorégraphié la fête d'ouverture de « Bombayser de Lille » en 2006.
Autres invités d'honneur, Nadine Leprince fondatrice du Centre culturel du Rhajastan, le groupe Libellule qui reviendra avec « La Divine Comédie », 12 œuvres monumentales actuellement au Grand Palais, le peintre québecois Lawrence Caruana, Michel Enricot spécialiste de l'art égyptien, Robert Venosa et Martina Hoffman, deux proches de Dali, l'écrivain Pierre Bonnasse et l'ensemble Akademia avec son spectacle « Bachmania ».
Une affiche vraiment exceptionnelle.
D.B.









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