Publié le lundi 29 octobre 2007 à 01H00
Le capitaine - buteur (à droite) s'inquiète de la situation générale de son équipe. Remi WAFFLART
Remi WAFFLART
Cela faisait 3'40 que le quatrième arbitre avait annoncé… quatre minutes de temps additionnel. Vingt secondes, ce n'était rien mais ce fut trop pour un Stade qui ne gérait plus la conservation du ballon. « Cela faisait vingt minutes qu'on se faisait la remarque avec Thierry (Froger) et qu'on criait les consignes aux joueurs », peste Stéphane Guilleman. Le tonique adjoint s'est époumoné pour rien. Son équipe s'est inclinée d'un souffle. Comme à Boulogne le 28 septembre. Ce n'est pas vieux…
Plus vivace encore le souvenir de la défaite (0-1) à Angers le 5 octobre avec un but pris juste avant le repos. A l'origine, une inattention sur une touche. Comme à Sedan !
En soi, toutes les fautes sont pardonnables mais a-t-on le droit de tolérer deux fois les mêmes ?
Alexandre, tout avait pourtant bien commencé…
« Comme face à Montpellier, on effectue un très bon début avec un but rapide. J'aurais été heureux de l'avoir marqué si nous avions su le bonifier. »
Que s'est-il passé après ce but d'ailleurs ?
« Nous avons été passifs. En défense, nous avons reculé mais pas le milieu. Ce manque de coordination nous a empêché de gérer les espaces. Les Sedanais nous ont percutés.
Nous avons perdu les duels que nous gagnions en début de match. Même si nous avons été plus cohérents en seconde période, collectivement, nous ne sommes pas constants dans nos matches. Par moments, nous faisons de bonnes choses sans concrétiser. Par contre, dès qu'on en fait de mauvaises, on paie cash. »
Etes-vous coupable d'une faute sur le coup franc qui amène l'égalisation ?
« Je touche le joueur. Après, c'est une question d'interprétation. Mais, Sedan revenait logiquement au score. Nous commettons une erreur de marquage. Nous étions pourtant prévenus… »
Mal négocier une touche au bout du temps additionnel ne relève-t-il pas de la faute grave ?
« On doit savoir garder le ballon… Sur la feuille, Reims a l'équipe la plus expérimentée. Pourtant, c'est sur un détail que l'on se fait avoir. »
Quand ces manquements se repètent, difficile de parler de fatalité ?
« Aujourd'hui, nous sommes à notre place. Celle d'une équipe moyenne. On s'était dit sur le terrain qu'il fallait garder le ballon, le perdre moins vite… Nos erreurs se répètent. A un moment, il faut dire stop. Il faut qu'on passe à autre chose. C'est bien beau d'être généreux à l'entraînement mais le résultat ne vient pas. Il ne faut plus que cela nous arrive. On doit en prendre conscience tous ensemble. »
Recueilli par Philippe Launay
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