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FOOTBALL / National Le coup de la panne

Publié le samedi 06 mars 2010 à 11H00 - Vu 163 fois


Le meneur de jeu stadiste sous l'éteignoir : Vincent Gragnic n'a jamais pu se débarrasser de la sangsue fréjussienne, Gamontès.

Le meneur de jeu stadiste sous l'éteignoir : Vincent Gragnic n'a jamais pu se débarrasser de la sangsue fréjussienne, Gamontès.


ILS ne l'avaient pas vu venir. Certes, il y avait eu le mauvais signal de Gueugnon (2-2), l'avertissement sans frais de Pacy (4-1) et la courte et injuste défaite contre le leader Evian dans une ambiance de corrida (0-1), mais celle-là…
Entre-temps, le Stade s'était refait une santé : deux succès consécutifs, huit buts marqués, zéro encaissé. L'autoroute menant à la Ligue 2 défilait sous les larges roues du bolide rouge et blanc. C'était à se demander qui oserait se placer en travers de sa route.
Mais le National n'a rien d'un long fleuve tranquille ou d'un itinéraire gratuit. Et Reims a encore payé cher pour le vérifier. En concédant hier face à Fréjus sa deuxième défaite à domicile en 2010, la troisième depuis août, l'équipe champenoise a « grillé un joker », pour reprendre les mots de son coach.
Simple accident ?
Plus spectateurs qu'acteurs et devant un public engourdi par le froid ambiant, les Stadistes ont manqué autant d'inspiration que de jambes face à un adversaire azuréen qui n'aura délivré, en fait, qu'un copier-coller de sa prestation du 28 octobre 2009, lorsqu'il réussit à faire déjouer son visiteur rémois.
« Nous avons appliqué la même recette qu'à l'aller, se réjouissait le jovial Athos Bandini. En proposant un 3-6-1 qui a beaucoup gêné notre adversaire ». Plutôt prolixe, le coach varois expliqua qu'il avait reconduit le marquage individuel sur Gragnic et demandé à ses meneurs de presser Krychowiak et Guégan, coupant ainsi les relais habituels du jeu rémois.
C'était bien joué, mais sans doute insuffisant pour faire mordre la poussière au dauphin d'Evian. Mais l'affaire allait se compliquer pour les Stadistes lorsqu'ils encaissèrent un but dès la 19e minute.
Menant à la marque et confortés dans leur système très perturbant pour leurs hôtes, les Varois bénéficiaient, en outre, d'un manque de justesse technique, voire de lucidité tactique des Marnais. « Nous aurions pu jouer encore longtemps sans pouvoir marquer », constatait Fauré, buteur sans munition. « On aurait dit un match de hand avec une équipe qui tourne devant une défense renforcée ».
Face au double rideau dressé par les petits hommes verts fréjussiens, les Rouge et Blanc manquèrent singulièrement d'imagination. Pas un de leur tir n'a été cadré en 2e mi-temps. C'est dire… Alors qu'Evian l'emportait logiquement à Hyères et que Troyes ramenait un point de Créteil, Reims, contrairement à la semaine dernière, ne réalisait pas la meilleure affaire de la soirée.
« On a toujours su rebondir après une défaite », rappelait justement Guégan. A Rouen vendredi, il ne faudra pas faire dans la demi-mesure.
Gérard KANCEL

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