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football / National En lettres CA-PI-TA-LES

Publié le dimanche 11 avril 2010 à 12H00 - Vu 76 fois


En détournant un pénalty de Pollet et un coup franc de Palmiéri, Thibaut Ferrand a pris une part prépondérante au succès stadiste.

En détournant un pénalty de Pollet et un coup franc de Palmiéri, Thibaut Ferrand a pris une part prépondérante au succès stadiste.


De notre envoyé spécial Gérard KANCEL
C'ÉTAIT écrit et ça ne pouvait pas être autrement. Le foot est ainsi fait qu'il cultivera toujours les incertitudes. Tant que le ballon roule, tout peut se produire, même l'impossible.
L'histoire de cette montée au forceps retiendra que c'est à Paris, dans un stade Charléty bercé par le bruit agaçant du Périphérique tout proche, que le Stade de Reims aura réussi son deuxième gros coup de 2010 après les trois points ramenés de Créteil, le 19 janvier.
Ferrand le détonateur
Grâce à un but superbe de Tainmont inscrit au bout du bout du temps additionnel (94e minute), le relégué de L2 s'est sans doute installé définitivement dans l'ascenseur le hissant dans l'antichambre de l'élite.
Ce succès, crucial sur le plan comptable et psychologique, offre ce matin dix points d'avance au Stade sur Créteil (défait à Fréjus). Une marge suffisante pour s'assurer en toute quiétude les deux dernières victoires nécessaires pour sceller son destin.
« Le coach nous avait rappelé l'importance de ce rendez-vous », expliquait après coup un Ferrand décisif et détonateur d'une révolte rouge et blanc qui tarda tant à s'exprimer. Après la défaite de Rodez mardi, fruit d'un inexplicable non-match, il fallait bien un petit coup de pouce pour remettre ces fantasques Stadistes dans le bon sens.
Après une première période à oublier qui vit les Rouge et Blanc sombrer dans une incroyable léthargie, multipliant les maladresses techniques et les approximations tactiques, s'entêtant à faire les mauvais choix, bref tendant des verges à leurs hôtes pour se faire fouetter, l'expulsion sévère du Parisien Mirza et le double arrêt de Ferrand sur un pénalty de Pollet, allaient sonner le réveil champenois.
Marc Collat y ajouta son savoir-faire, lançant avec succès la paire Kodjia-Tainmont. Ce dernier plaçait d'entrée un corner sur la tête de Krychowiak, avant de se trouver à point nommé à la réception d'un centre de Fortes pour sonner le glas des espoirs d'accession d'une équipe parisienne qui méritait sans doute mieux que cette claque reçue devant son public.
Le cri de guerre de Rémois soulagés, retentissant dans les sous-sols de Charléty, ajoutait au désespoir de l'outsider parisien.
Cruel, le football l'est parfois…

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