Publié le lundi 21 juin 2010 à 11H00 - Vu 68 fois
Chauffert et Grandpierre ont terminé leur périple dans le même temps.
La quantité était de mise avec 162 athlètes engagés : 112 sur 12 km et 50 sur 30 km au départ de la 2e édition du Trail de Maurégny-en-Haye. La qualité aussi avec un temps de référence explosé et amélioré de trois minutes par le Soissonnais Philippe Chauffert, le lauréat de l'an dernier, lequel partageait cette fois la victoire avec le Belleusien Christophe Filleur. « J'ai longtemps été contraint au repos suite à une déchirure au mollet gauche contractée avant Noël. Je suis parti prudemment », confiait le lauréat 2009, victorieux fin mai à Acy et qui cette fois laissait le Laonnois Christophe Filleur le soin de durcir la course.
Pour le sociétaire de la FC Laon, le cavalier seul prenait fin à deux kilomètres du but avec le retour de Grandpierre et de Chauffert. « J'ai soudainement manqué d'énergie. J'ai coincé », regrettait la victime d'un sérieux coup de bambou. Et d'accuser un débours de deux minutes dans le final sur Chauffert et Grandpierre arrivaient main dans la main.
Purnelle impérial
Chez les filles, Béatrice Gérardin (La Macérienne) fille d'Alex, l'ex champion de France de cyclo-cross perpétrait la tradition familiale. Elle devançait de près de deux minutes la Laonnoise Christine Balin.
Le 12 km se résumait à un cavalier seul du Laonnois Alexandre Purnelle, troisième dimanche dernier des foulées de la Montagne couronnée de Laon. « Il a dû se planter, je pensais qu'il allait revenir et j'ai revu personne », s'étonnait le vainqueur, convaincu à l'entame de sa chevauchée d'être vite repris par le Rémois Emmanuel Cordier. 1'43 séparait pourtant les deux hommes à l'arrivée. « En fait, je pensais revenir, mais au 9e km il m'a repris du temps. Les séquelles de ma blessure à la hanche m'empêchent d'être compétitif. Je me contente du trail pour m'entretenir », argumentait le Marnais.
La course des filles consacrait la Laonnoise Véronique Lefebvre, familière des accessits. Étonnée à l'arrivée de ne pas être précédée par l'Ardennaise Édith Doyen, l'une des meilleures Françaises de la spécialité à laquelle une erreur de parcours était fatale. « L'an dernier, j'ai fait presque deux kilomètres de trop. Cette fois, c'est quelqu'un d'autre qui commet l'erreur, ça équilibre », plaisantait la lauréate du jour. « La course était pour moi. Mais en suivant les derniers du parcours long, j'ai pris une mauvaise direction. C'est le jeu », expliquait la malchanceuse de l'épreuve.
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