Publié le samedi 20 mars 2010 à 12H00 - Vu 157 fois
Les Stadistes Régnier, Fauré, Touré et Fontaine se sont heurtés au mur érigé par les « All Blacks » cannois.
REIMS 0 - CANNES 0
Deux points sur neuf pris lors de ses trois derniers matches : le Stade tourne au ralenti. Un Cannes pas mieux inspiré en a lui aussi profité.
LE public a sifflé par dépit. Un réflexe collectif qui ne s'explique que par la frustration occasionnée par ce premier match nul sans but cette saison à Delaune. Les Stadistes sont rentrés la tête basse et une ballade de Michel Sardou a ponctué une soirée pluvieuse et malheureuse.
C'est le printemps et le Stade de Reims ne sort toujours pas de l'hiver. Les héros hibernent. Le « petit coup de moins bien » constaté depuis l'entame de 2010, amplifié lors des deux dernières journées, s'est confirmé hier soir encore.
Pas rassurant
Comme face à Fréjus (0-1) et Rouen (0-0), Reims ne s'est pas comporté en favori à l'accession. Son statut de prétendant s'est subitement transformé en une charge bien trop lourde à porter.
Hier, Marc Collat a relevé que le niveau de jeu produit « était meilleur que celui de ces dernières semaines ». Quelques joueurs ont souligné la qualité de l'adversaire « qui possède des joueurs qui ont évolué en L2 et L1 ». D'autres ont fait observer que la situation comptable est toujours positive dans la mesure où Créteil, le premier poursuivant, a concédé la défaite à domicile contre Rodez.
On peut toujours souscrire à ces explications, mais est-ce vraiment là l'essentiel ? Ce match contre Cannes, considéré comme celui de la réhabilitation après deux contre-performances, ne rassure pas.
Qu'arrive-t-il à cette équipe, insolente d'efficacité et faisant preuve, parfois, d'une inquiétante transparence ?
« On s'accroche », répond Matthieu Fontaine, sorti vainqueur de son duel de géant avec le Tchèque Jan Koller.
L'ombre de Gragnic
Faire le dos rond, s'accrocher, laisser passer l'orage, attendre le beau temps… Il faut bien expliquer ces offensives balbutiantes, ces imprécisions techniques gâchant les bonnes intentions, et ces enchaînements qui s'arrêtent au milieu du gué.
Face à des Cannois solides en défense, entreprenants en attaque, mais loin d'être aussi effrayants qu'annoncé, les Stadistes auraient sans doute pu faire un peu plus pour provoquer la réussite qui semble les fuir.
En première mi-temps, grâce à Gamboa et Fauré, ils sont passés tout près de l'ouverture du score qui aurait forcément changé la face de ce match mal maîtrisé.
« Nous piétinons un peu à domicile, reconnaît Matthieu Fontaine, heureusement que nous prenons des points à l'extérieur. »
Encore heureux que le Stade ne soit pas le seul à jouer petit bras. Mais bon, prendre un point à l'issue d'un match moyen disputé sans son inspirateur (Gragnic), ce n'est déjà pas si mal en ces temps de disette.
Et tout le monde s'en contentera, une fois de plus. En attendant que le printemps redonne des couleurs à un groupe comme paralysé par le poids de l'enjeu.
Gérard KANCEL
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