Publié le mercredi 07 avril 2010 à 11H08 - Vu 278 fois
Deaux et les Stadistes laissent Evian et Troyes s'échapper en tête.
REIMS (Marne). Au pays du Causse noir, le Stade a subi sa première défaite à l'extérieur (0-2) depuis près de six mois. Pas illogique puisqu'il a donné un but, raté un penalty et même tout le match.
LA soirée n'a pas été bénéfique hier mais cela aurait pu être pire puisque le nul de Créteil laisse à Reims sept longueurs d'avance sur le quatrième. En revanche, ce revers concédé au terme d'une partie décevante lui fait perdre un rang au bénéfice de Troyes, vainqueur de Luzenac.
De la première période, le seul fait marquant à retenir semblait devoir être la titularisation de Liébus. « Yo » n'avait plus joué depuis la réception d'Amiens fin juillet en Coupe de la Ligue.
Le gardien devenait le héros de ce premier acte. Bien malgré lui, puisqu'il était piégé par le petit Dieye sur un ballon haut anodin de Vignes (43e). Toute la défense stadiste remontait mais l'attaquant traînait et chipait la balle dans les gants du gardien. Le Stade concédait ainsi son premier but dans les airs.
Les Stadistes étaient menés et l'avaient un peu cherché. Leur jeu offensif était en délicatesse avec leur sens du collectif.
Fortes et Gamboa manquaient de peps dans les couloirs. Et Fauré se consommait dans les courses pour gêner la première relance ou pour descendre en défense sur les coups de pied arrêtés.
Bref, le Stade avait pris le parti de laisser le ballon au RAF qui n'a pas la réputation de savoir l'utiliser mais la tactique ne comprenait pas l'erreur individuelle…
A la reprise, le niveau montait d'un cran mais uniquement dans l'agressivité. Pour le reste, la troupe de Marc Collat ne posait pas plus son jeu. Pas assez en tout cas pour contrarier des Aveyronnais jamais aussi à l'aise que lorsqu'ils mènent au score.
Le Stade l'apprenait à ses dépens en se heurtant à un mur sang et or, érigé à 40 m de Vallaurio, qui avait remplacé au repos Beuve (adducteurs).
Les rentrées simultanées de Touré et Tainmont n'y changeaient rien. Pas plus que le passage en 4-2-4 destiné à avoir plus de présence offensive dans ce scénario d'attaques placées.
Le Stade n'eut aucune occasion si ce n'est un penalty dans le temps additionnel. Puisque la soirée était mauvaise, Fauré en ratait la transformation pour l'honneur puisque Rodez avait déjà logiquement fait le break. Le RAF conforte son statut de tombeur d'équipes de haut de tableau et le Stade confirme ses difficultés actuelles. Physiquement, il donne des signes de faiblesse.
De notre envoyé spécial Philippe LAUNAY
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