Publié le lundi 03 mai 2010 à 10H10 - Vu 116 fois
Pour déborder Luzenac, le Stade aura besoin d'un Clément Tainmont au sommet de sa forme.
En panne d'inspiration, le Stade a cinq jours pour se concentrer sur Luzenac, l'adversaire à battre vendredi.
EN foot, comme dans d'autres domaines plus nobles, il y a les intentions et les actes. Dire ce qu'on fait et faire ce qu'on a dit, n'a rien d'une évidence. Répéter qu'on a envie ne suffit pas à prendre des points. La vérité du terrain, il n'y a que cela de vrai.
Encore heureux que les Rémois ont su surfer sur les vagues de la réussite pour arracher trois points au Paris FC dans ce qui restera comme « le miracle de Charléty », sinon, ils seraient à trembler de tout leur corps dans l'attente de se faire dévorer tout cru par le Pacy du tonitruant Laurent Hatton.
Peur = danger
Ainsi donc, après neuf mois de compétition, trente-cinq matches, près de 3.200 minutes passées sur les pelouses les plus inhospitalières du National, le Stade de Reims jouera sa saison vendredi prochain, face à Luzenac, un sympathique promu de CFA. « Celui-là, il faudra le gagner, a répété Marc Collat, visiblement déçu de la prestation de ses joueurs. Pour cela, il faudra jouer autrement que ce soir (vendredi), qu'on se procure beaucoup plus d'occasions ».
À Beauvais, mais auparavant à Rodez, pendant une heure face au Paris FC, récemment contre Plabennec et en partie face à Moulins, on a découvert que le Stade de Reims bouclait sa saison comme un fantôme à la recherche de son balai. Sans émotion. Au point de hanter les nuits de ses dirigeants et de ses supporters.
« Je répète ce que j'avais dit la semaine dernière, confie Collat, c'est très difficile de prendre les derniers points. Il suffit de regarder les résultats de Troyes et de quelques autres équipes, ce n'est jamais évident quand on tombe sur une équipe libérée comme celle de Beauvais… »
La peur, dit-on, n'évite pas le danger, et le Stade a tout intérêt à bien se préparer à battre Luzenac pour s'éviter d'être transporté par un vent de panique. A force de reporter au match suivant l'occasion de conclure ce long bras de fer avec lui-même, Reims finira par se retrouver dos au mur.
« Nous n'avons rien anticipé, expliquait le responsable technique des Rouge et Blanc, les joueurs devaient simplement se concentrer sur ce match de Beauvais. Malheureusement, nous sommes moins bien, nous avons perdu la maîtrise du jeu et surtout du jeu offensif ».
L'atout Delaune
Et si tout se passait dans les têtes, alors que les joueurs semblent avoir vieilli de dix ans depuis un mois ? « Jouer le match de la montée à domicile, dans un stade prêt à vous pousser dans le but adverse, doit être un atout. J'espère que le résultat sera au bout et que nous ne devrons pas aller chercher les derniers points qui nous manquent à Pacy ».
Trois points sinon rien… Delaune s'apprête à vivre une finale de Coupe, avec son pesant de suspense et d'émotions. Le genre de match qui marque les esprits et qui fait oublier les déboires passés.
« Enmenez-moi au pays des merveilles… », chante Charles Aznavour. Moins rêveurs, Alexandre Barbier et ses coéquipiers se contenteraient de la Ligue 2.
Gérard KANCEL
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site
















Réagissez