Publié le samedi 20 février 2010 à 14H11 - Vu 114 fois
Fauré et Gragnic : entre buteurs et passeurs le courant passe…
Christian LANTENOIS
REIMS 5 - 0 Amiens.
Son deuxième 5-0 de la saison replace Reims à un point du fauteuil de leader. Amiens, sympa sparring-partner, n’a pas fait le poids.
L’épopée stadiste 2009-2010 retiendra qu’Amiens, rival historique et souvent sans pitié pour son ami-ennemi champenois, n’aura été qu’un faire-valoir. Deux matches, six points, six buts marqués et zéro encaissé en faveur des Rouge et Blanc. «Une belle claque», lâchera après la douche Ludovic Batelli, le coach picard.
Les cinq pions concédés hier, le coach amiénois ne les a pas digérés. La veille, il avait justement fait remarquer que «Reims avait conservé 80 % de son effectif de Ligue 2, alors qu’Amiens avait laissé partir 80 % du sien». Il ne fallait donc pas s’attendre à un miracle. Et de miracle, il n’y en a pas eu.
Un but d’avance après 12 minutes, deux à la pause, Reims avait, cette fois, su concrétiser sa bonne entame. «Tout devient plus facile lorsqu’on prend l’avantage», a expliqué Cédric Fauré, auteur d’un nouveau doublé (18 buts au total) et d’une passe décisive.
Ficelle picarde
La tête dans le sac, l’ASC eut bien un éclair de lucidité à la reprise, mais un arrêt impeccable de Ferrand le priva du but nécessaire à sa révolte. C’était trop pour des visiteurs bien intentionnés sur le plan offensif, un tantinet naïfs dans leurs initiatives, mais dépassés par le rythme et l’impact physique imposés par leurs hôtes.
Plutôt inspirés, les Rémois en profitaient, s’enfonçant comme dans du beurre dans la défense de bouts de ficelle des Picards, pour soigner leur goal-average.
Eux qui craignaient de devoir affronter encore leur public après la victoire imméritée face à Evian, réussissaient un festival offensif en donnant parfois l’impression de s’amuser.
«C’était bien ce soir, tempérait Vincent Gragnic, maître es coups de pied arrêtés et auteur d’une prestation de grande tenue. Nous sommes encore loin du compte car il reste 14 matches et beaucoup de points à prendre». Certes. Mais pour une fois qu’une soirée – la première en 2010 – réussissait aux Stadistes, fallait-il s’en plaindre?
Les deux points cédés par le leader Evian à Luzenac, les trois unités égarées par Créteil à Moulins, redistribuent les cartes au sommet de la hiérarchie. Car ce matin, Reims pointe à la 2e place, à un crampon du leader haut-savoyard, alors que les Cristoliens se situent désormais à 4 points (avec un match de plus à jouer à Beauvais).
«La soirée nous a été profitable », résumait Marc Collat. Le coach stadiste veut croire au début d’une nouvelle série. La banderole d’arrivée se rapproche, mais hier soir, chez les Rouge et Blanc, la consigne était de garder les doigts croisés.
Gérard KANCEL
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