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Stade de Reims / A qui profite le doute ?

Publié le lundi 19 avril 2010 à 10H18 - Vu 249 fois


La passivité des Stadistes a étonné, même si, ici, Grzegorz Krychowiak s'engage avec détermination.

La passivité des Stadistes a étonné, même si, ici, Grzegorz Krychowiak s'engage avec détermination.


REIMS (Marne). Gagner à Paris, perdre face  à Plabennec : à quel niveau  se situe ce Stade version  2009-2010 programmé pour la L2 ?  Allez donc savoir…

À Reims, plus qu'ailleurs, les samedis se suivent sans se ressembler et les miracles ne se produisent pas à la demande. Le Stade, chanceux mais déterminé, qui avait fini par faire plier une bonne équipe du Paris FC il y a huit jours, n'était-il qu'une illusion ?
Une semaine plus tard, ce sont des fantômes vêtus de rouge et blanc, qui ont erré devant 8.000 inconditionnels, au cours d'une douce soirée printanière propice à la fiesta.

Jouer à se faire peur


Eh, les gars, vous allez où comme ça ? En Ligue 2, forcément. Mais à un rythme de sénateurs.
Ont-ils au moins flairé le piège qui s'installait autour d'eux ? Même pas sûr. Quatre des six derniers matches à domicile face à des promus de CFA, l'occasion rêvée de faire vibrer Delaune et ponctuer en apothéose une saison accomplie.
Mais voilà la réalité du terrain qui s'efface devant les angéliques prévisions. Depuis le début de l'année 2010, le Stade de Reims joue petit bras : 4 défaites et 4 nuls en 15 matches et surtout 11 points glanés sur 24 mis en jeu à domicile.
L'argument que les équipes viennent pour défendre à Delaune, ne tient plus. Celui qui indique que Reims éprouve les pires difficultés à conduire le jeu face à des adversaires prudents, a plus de crédit. Fondamentalement, le Stade souffre à développer des attaques placées. Son jeu, trop prévisible, se heurte à la vigilance de ses hôtes qui, au bout du compte, finissent par trouver facilement la parade.
On peut penser que l'explication serait d'ordre psychologique. La peur de tout perdre à cet instant de la saison peut annihiler tout esprit d'entreprise. Cette même trouille qui avait pourri la fin de saison dernière dans un contexte opposé.
Mais elle est aussi d'ordre technique.

Insoutenable attente


Que de contrôles ratés, que de passes approximatives, que de mauvais choix, que d'actions avortées par manque de maîtrise émotionnelles.
Face à un adversaire aussi moyen que Plabennec, les imperfections sautent aux yeux et déçoivent un public prêt à s'enflammer. Reims compte sur une force collective qu'il n'a plus, alors que ses individualités sont sur les rotules.
« Les derniers points sont toujours les plus difficiles à prendre », estime Marc Collat qui avait, depuis plusieurs semaines, tiré la sonnette d'alarme.
Limité dans ses choix, le coach stadiste doit composer avec les moyens du bord. Soumis à l'attente insoutenable d'un environnement de plus en plus étouffant, il doit pourtant s'employer à bien terminer le travail. " Tout le monde pensait que ce serait facile.
Pas moi. Les matches, que ce soit contre Evian, le Paris FC, Plabennec ou Louhans, il faut les jouer avant de comptabiliser les points ".
À cinq étapes de l'arrivée, une remobilisation générale s'impose. Avant de tirer des plans sur la comète, il convient de garder les pieds sur terre et la tête sur les épaules.

Gérard KANCEL

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