Publié le samedi 03 avril 2010 à 12H00 - Vu 263 fois
Louhans réussit bien à Odaïr Fortes, auteur hier de son 3e but en deux matches face aux Bressans.
Vite réduit à dix, le Stade ne s'est pas amusé pour vaincre une lanterne rouge bressane loin d'être moribonde.
IL fut un temps où le difficile et versatile public de Delaune ne se serait pas contenté de si peu. C'était hier, c'est-à-dire une éternité.
Les Stadistes peuvent désormais compter sur le soutien inconditionnel de leurs supporteurs. Hier soir encore, la communion était totale entre les 7.000 fidèles garnissant le tiers de l'enceinte rémoise et une équipe attirée par le parfum suave de la Ligue 2.
Cette quinzième sortie à domicile fut loin d'être une sinécure. Le dernier de la classe, Louhans-Cuiseaux ayant décidé de la jouer loyal jusqu'au bout, allant jusqu'à faire douter un team rouge et blanc toujours à la recherche de son jeu fluide et efficace de l'automne dernier.
Plutôt verni
En ouvrant le score après seulement 300 secondes de jeu, les Stadistes ignoraient encore qu'ils avaient réussi le coup parfait. Celui qui allait leur offrir trois points si importants et une neuvième victoire à domicile. Pas la plus flamboyante.
Car un quart d'heure plus tard, ce qui ne devait être qu'une formalité sur la route de l'accession, se transforma d'un coup en une partie d'échecs avec un pion en plus et l'avantage psychologique pour les visiteurs bressans.
L'exclusion justifiée de Matthieu Fontaine (en position de dernier défenseur) après 20 minutes donnait le signal d'un repli général et d'une période de réflexion mise à profit par Louhans-Cuiseaux pour démontrer que son classement ne justifiait pas son talent.
« Nous avons mis un bon quart d'heure à retrouver nos marques », confirmait Cédric Fauré. Si Thibaut Ferrand n'a pas eu à s'employer durant ce match atypique, les Stadistes reconnaissaient qu'ils n'avaient pas produit hier leur meilleure prestation de la saison.
A l'image de leur deuxième but inscrit… de la cuisse par ce renard de Fauré - sa 20e réalisation - le Stade semblait même plutôt verni. Car en s'extirpant sans dommages du piège louhannais - 3 points + zéro but encaissé + satisfaction du public - ils découvraient que la soirée avait été plus compliquée pour leurs rivaux directs, Evian et Troyes, à qui ils reprenaient deux points.
Comme le précisait ce fin analyste d'Olivier Guégan, « plus on se rapproche du but, plus les points seront difficiles à prendre. Nous avons été solides et notre infériorité numérique n'a pas vraiment sauté aux yeux ».
Cette mission, plus délicate que prévue, menée à bien, Reims se projette déjà vers son double déplacement la semaine prochaine. A Rodez et à Paris, l'objectif sera « de prouver que notre place de leader à l'extérieur n'est pas usurpée », dixit Fauré, pas le plus malheureux hier.
Gérard KANCEL
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