Publié le lundi 30 juillet 2012 à 10H36 - Vu 789 fois
A son avantage contre Vannes et Valenciennes, Gaëtan Courtet offre des perspectives très intéressantes.
FOOTBALL (Ligue 1). Développant un jeu plaisant et varié, le Stade a confirmé ses progrès face à Valenciennes, un rival direct pour le maintien. Mais ce n'est qu'une étape.
LES voyages forment la jeunesse, dit-on, et le court et amical déplacement des Rémois samedi dans la limite nord du Hainaut, chez leurs voisins valenciennois, a sans doute officialisé l'acte constitutif d'une saison de grands espoirs.
Car, indépendamment de ce nul (1-1) bien trop généreux pour les Nordistes - pensionnaires permanents de la Ligue 1 depuis 2006 -, ne reflétant aucunement la physionomie d'une partie déséquilibrée sur le terrain, c'est l'image laissée dans le bel écrin rouge du VAFC, qui compte. Et dans ce domaine-là, il n'y a pas eu photo.
Le public local, connu pour son amour de la combativité, de la générosité et l'esprit d'initiative, semblait plutôt surpris, voire agacé, de découvrir ces valeurs dans le camp d'en face. Un avis partagé par Daniel Sanchez, un entraîneur valenciennois agréablement surpris par la bonne tenue stadiste. « L'opposition était bien meilleure aujourd'hui, Reims est dans une bonne dynamique, ça joue énormément. Les Champenois ne semblent pas connaître le doute, c'est un élément important dans la conception du jeu ».
Ainsi, son 4-2-3-1 a été balayé par le tourbillon offensif adverse déployé après un travail de récupération sobre, rapide et efficace. « J'ai vu des comportements satisfaisants en terme de travail collectif et de pressing haut sur le porteur du ballon, avoua un Hubert Fournier rassuré après le brouillon de la 1re mi-temps face à Vannes. Cette fois, l'équipe a proposé plus d'homogénéité et de constance dans la durée ».
Olivier Guégan, toujours pointilleux sur les détails techniques, tactiques ou physiques, évoquait, lui, cette « cohérence » affichée, et ce « désir d'aller de l'avant ». « Notre pressing collectif a non seulement désorganisé le jeu adverse, mais nous a permis de déclencher très haut nos offensives ».
Guégan : « Savoir prendre sa chance »
Samedi, cette tâche éprouvante mais indispensable pour se rendre maître du ballon, s'est répartie autour d'un trio inédit composé de Krychowiak, Devaux et Courtet. Ce dernier, dans un rôle libre au sommet d'un losange bien en place, peut mettre à profit son enthousiasme et sa fraîcheur. « Il court, il presse, il saute, admet Guégan, il peut être bon dans ce rôle ».
Sans verser dans un optimisme béat, Hubert Fournier reconnaissait que l'intention stadiste était bien de ne pas subir : « Nous avons été plutôt actifs, conquérants. J'ai bien aimé notre gestion des temps forts et faibles. C'est un concept que nous avons beaucoup travaillé ».
Reste le point noir de la concrétisation des nombreuses occasions de but. Olivier Guégan regrettait ce petit manque de confiance qui incite à vouloir faire une passe supplémentaire plutôt que de prendre sa chance. « On doit déclencher le tir. A vingt mètres, certains doivent tenter leur chance ».
Le staff technique, qui avait annoncé ce match comme un test important, a été rassuré. « L'audace fait partie des gènes de cette équipe et on ne va pas changer notre philosophie de jeu. Le test a été probant, même si cela ne reste qu'un match de préparation. Il faut garder de la mesure. Mais gagner en confiance n'est jamais un luxe avant la reprise ».
Le face à face du 12 août avec les Marseillais d'Elie Baup, vainqueurs enfin en préparation samedi contre Evian (2-1), promet du spectacle.
Gérard KANCEL
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