Publié le lundi 29 mars 2010 à 11H42 - Vu 176 fois
Ce week-end, les feux sont repassés au vert pour Julien Ielsch et les Stadistes.
Moyen dans le jeu mais réaliste à Carnoux vendredi, le Stade a fait un bond vers la L2. Il a fait le métier et profité des défaillances de ses rivaux. L'échappée belle !
EN cyclisme, le peloton et les directeurs sportifs diraient que le bon coup est parti. C'est le jargon employé quand des échappés risquent de ne pas être revus avant l'arrivée.
Puisqu'Evian-Thonon-Gaillard (61 pts), Reims et Troyes (55) sont détachés, l'expression pourrait s'appliquer au National, depuis ce week-end.
Avec la neutralisation entre Evian et Troyes (1-1) et le succès étriqué du Stade à Cassis-Carnoux (2-1), Créteil est relégué à huit points, Pacy à neuf, Beauvais à dix.
Et même le Paris FC, que tout le monde agitait comme un chiffon rouge comme s'il était bon de s'inventer des ennemis, est à onze longueurs après son fiasco samedi contre Moulins (1-5). .
Marc Collat avait, avant le voyage à Bayonne (3-0, 27 février), pronostiqué que l'on y verrait plus clair après mars. C'est vrai.
Difficile en effet d'imaginer un retour de l'arrière même si le pire n'est jamais très loin. Il y a des jurisprudences pour s'en souvenir : celle de la L2 avec Troyes en 2008 et même de la L1 avec le tassement parisien il y a un an. Oui, mais quand même…
Sans-faute maison
D'autres chiffres, fruits de l'historique du site foot-national.com, tendent à accréditer la thèse que le championnat a sans doute pris une tournure définitive.
Depuis 2001-2002 et la montée de Reims, Toulouse, Clermont et Valence (*), c'est la deuxième fois seulement qu'un écart entre le 3e et le 4e est aussi important après 29 matches. La première, c'était la saison écoulée avec le creux entre Arles-Avignon et Cannes (54 points à 46).
Donnée plus favorable aux Stadistes encore, sur les sept derniers exercices, les trois premiers au soir de la même 29e rencontre ont formé le podium à six reprises. Seul Nîmes a doublé Sète en 2008.
Le Stade aurait-il donc fait le plus dur? En revenant après un démarrage poussif puis en distançant les autres, oui, il a bien bossé même sans toujours joué un bon football.
Vendredi par exemple, à Carnoux-en-Provence, il n'a pas emballé les foules. Défensivement, sauf énorme boulette comme Ferrand au stade Marcel-Cerdan, il est sûr. Offensivement, il faudra retrouver l'envie de se faire de belles passes pour fignoler le travail d'approche pourtant séduisant.
C'est à ce prix aussi que le Stade se mettra à l'abri des jurisprudences citées plus haut. Ce jeu collectif offensif permettra de refaire le plein à domicile où il a pris moins de points (27) qu'à l'extérieur (28). Il reste cinq matches à la maison : Louhans vendredi, Plabennec, Moulins, Luzenac et Hyères. Même s'il va falloir se coltiner Moulins qui a ainsi enchaîné un 8e match sans défaite samedi, ces quinze points suffiraient à assurer la montée.
Bref, il est demandé au Stade de faire un sans-faute à la maison. Aux poursuivants, c'est un sans faute tout court qu'il est demandé.
Philippe LAUNAY
(*) Ce fut la dernière saison où quatre promotions étaient accordées. Dès 2003, il n'y en avait plus que trois.
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