Publié le dimanche 18 avril 2010 à 11H00 - Vu 102 fois
Benoît Baret (12 ans, Carignan) : le seul Ardennais de la compétition troyenne est licencié à « la Tour d'Yvois », le club de Blagny. Benoît a commencé les échecs à l'âge de 5 ans. « Grâce à mon voisin », dit-il. Champion benjamin des Ardennes, sa fierté est d'avoir battu, un jour, le vice-champion du département toutes catégories. En l'occurrence, un adulte ! Outre les échecs, le garçon avoue aussi un faible pour les études. En 4e au collège de Carignan, il frise les 15 de moyenne. « J'aimerais bien devenir ingénieur ».
Tangi Migot (19 ans, Châlons) : il est d'origine bretonne mais l'Échiquier châlonnais s'est attaché les talents du 9e junior français, étudiant en 1re année à l'école d'ingénieur de Rennes. « Ça m'oblige à faire le déplacement à Châlons une fois par mois. Intégrer l'un des meilleurs clubs français, c'est l'assurance de progresser plus vite », explique Tangi qui s'entraîne une dizaine d'heures par semaine. « Je joue aussi sur internet. Dans tous les cas, j'adore la stratégie des échecs. Ça me stimule et m'amuse beaucoup. »
Salomé Neuhauser (15 ans, Mulhouse) : son club est à Mulhouse mais elle réside toujours à Châlons. Première joueuse française de sa catégorie (minimettes), Salomé est une surdouée. À 4 ans, elle battait régulièrement son père, Luc, un enseignant passionné d'échecs. Son objectif : gagner le championnat de France (jeudi, c'était bien parti). Salomé brille également au lycée.
En 1re S à Pierre-Bayen, elle n'a « pas encore » décidé de son futur métier. On peut être un petit génie des échecs et garder la tête sur les épaules.
Julien Obert (19 ans, Château-Thierry) : « On progresse toujours grâce à ses erreurs », dit Julien qui se situe dans les cent meilleurs juniors français. Son ambition à Troyes : gagner la moitié des neuf parties (les rondes) que les compétiteurs disputent en une semaine. Etudiant en 2e année à la fac de sciences de Reims, Julien a commencé à jouer à l'âge de 12 ans.
« C'est un peu tard mais j'ai progressé vite. En période de tournois, je m'entraîne 2 heures par jour. » Julien, qui joue souvent avec sa maman, est actuellement licencié au club « Petite A » de Château-Thierry.
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