Publié le jeudi 25 mars 2010 à 12H00 - Vu 84 fois
Après avoir sauvé Dijon la saison dernière, Faruk Hadzibegic réussira-t-il à Bastia ?
Malgré la dernière place de son équipe, Faruk Hadzibegic croit encore au maintien de Bastia, qui reçoit Sedan demain.
TROISIEME entraîneur de Bastia cette saison après Philippe Anziani et Michel Padovani, Faruk Hadzibegic (52 ans) a accepté fin décembre la délicate mission d'essayer de sauver une équipe qui accuse neuf points de retard sur le premier non-relégable.
Le technicien bosniaque compte sur la réception de Sedan demain pour entretenir l'espoir.
« Nous n'avons rien à perdre »
Faruk, comment avez-vous encaissé la défaite au Havre (1-3) après trois matches d'invincibilité ?
« Depuis ma prise de fonction, mon équipe se situe au même niveau que six ou sept formations sur le plan comptable. Nous savons que nous sommes vingtièmes, nous sommes conscients de nos difficultés, mais l'ambiance est très positive, car nous restons optimistes. Nous avons éprouvé des regrets au Havre, mais moins qu'à Laval (1-1) ou Châteauroux (2-2), où nous nous sommes procuré beaucoup d'occasions. »
Croyez-vous toujours au maintien ?
« Nous sommes gonflés à bloc. Nous ne sommes pas du tout abattus. Je ne possède pas la science infuse, mais nos concurrents sont capables de craquer. L'équipe est relégable depuis la sixième journée, nous n'avons rien à perdre. »
Qu'est-ce qui vous a poussé à relever le challenge à la trêve hivernale ?
« La passion dont je suis animé. Bastia est un club suscitant beaucoup d'effervescence. L'expérience que je suis en train de vivre est extrêmement excitante. Malgré la pression, je vais tous les matins à l'entraînement avec plaisir. »
Vous semblez vous être fait une spécialité de la reprise des équipes en difficulté…
« On me le dit souvent, mais je rappelle que j'ai aussi fait monter Sochaux et le Bétis Séville. Comme je me suis expatrié en Espagne et en Turquie, les Français croient que je n'ai pas travaillé. Arriver dans des clubs en situation précaire a surtout relevé de concours de circonstances. »
Comment expliquez-vous la difficile saison traversée par Bastia ?
« J'évite de donner des explications, car elles tourneraient rapidement à la critique. La saison est ratée, mais les dirigeants seraient plus habilités que moi pour en fournir les raisons. »
« Sedan est favori »
La réception de Sedan constitue-t-elle l'une de vos dernières chances d'espérer vous sauver ?
« Non. Notre dernier espoir n'interviendra que quand ce sera le cas mathématiquement. Nous abordons la venue de Sedan avec le plus grand sérieux. Dans notre situation, l'équipe ardennaise est clairement favorite, d'autant qu'elle s'est imposée lors de quatre de ses cinq derniers déplacements. Le travail effectué dans ce club me plaît, mais il faudra que les Sedanais soient meilleurs que nous pour nous battre. »
L'aisance du CSSA à l'extérieur suscite-t-elle néanmoins quelques craintes ?
« J'ai davantage de respect que de crainte. Nous avons supervisé plusieurs fois cette équipe et avons visionné ses matches. Nous possédons toutes les informations nécessaires. »
Recueilli par Cédric GOURE
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