Publié le vendredi 08 avril 2011 à 10H18 - Vu 108 fois
Sandy Casar, ici sur les pavés de la Place Ducale lors du Critérium international, n'est pas en terrain inconnu.
Cette saison, le « triptyque » ardennais a la chance d'accueillir un coureur du niveau de Sandy Casar. Surtout que le leader de la FDJ ne se dérobe pas devant ses responsabilités et annonce même la couleur.
À partir d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche, le Circuit des Ardennes va profiter, avec Sandy Casar, d'une tête d'affiche inespérée.
Le Francilien de la FDJ est certainement le Français - belle allitération en prime - le plus régulier sur les grands Tours depuis une quasi-décennie : 6e du Giro 2006, 16e, 11e et 14e des Grande Boucle 2004, 2008 et 2009 (avec trois victoires d'étape)…
Sandy Casar ne vient pas « traîner » sa peine dans le 08, après ses problèmes de santé et son abandon dans Paris-Nice (2e en 2002). Samedi dernier, lors du Gran Premio Miguel Indurain, confronté à un plateau Pro Tour, le désormais « Continental Pro » a terminé 12e à 19'' de Samuel Sanchez Gonzales (Euskaltel) et dans le sillage du premier tricolore, son ex-coéquipier Christophe Le Mevel (Garmin).
Sandy, vous venez de le prouver en Espagne, les jambes sont là ?
« J'avais des petits soucis de santé depuis le début de saison. J'ai disputé le Tour du Qatar puis celui d'Oman et je suis revenu avec une infection urinaire. Vu la région où nous nous trouvions, on m'a prescrit des antibiotiques mais j'ai ressenti, après, un gros coup de fatigue qui m'a contraint à abandonner dans Paris-Nice.
J'ai subi le contrecoup mais depuis une semaine, je me sens de mieux en mieux. J'espère que ça va continuer… »
Martial Gayant, votre directeur sportif, confiait récemment que vous n'aviez pas « renâclé » à participer à ce Circuit d'Ardennes…
« Toutes les épreuves sont bonnes à disputer. J'aurais préféré, comme d'habitude, faire le Tour du Pays Basque qui est un peu « ma » course (6e du général en 2010, 8e en 2008, 12e en 2009) mais nous ne sommes plus Pro Tour. Cela dit, le Circuit des Ardennes reste une course dure. Et quelque soit le niveau, ça fait toujours du bien de faire des résultats… »
Vous redécouvrez les « joies » de l'open, avez-vous une petite idée de la concurrence ?
« Ça court différemment. Nous n'avons plus trop l'habitude des à-coups. En Pro Tour, c'est le rouleau compresseur. Avec notre statut, il va falloir attaquer, contrôler, gérer. Avec une équipe de six coureurs, ça ne va pas être évident… ».
Avec vos différentes participations au Critérium international, vous ne partez pas tout à fait dans l'inconnu ?
« Je me souviens de l'étape du dimanche matin qui est courte et très dure. J'aimais bien cette course mais le dimanche matin, j'avais toujours un coup de fringale, peut-être parce que l'on partait tôt ».
Près de chez lui, Gianni Meersman ferait aussi un beau vainqueur, comment va s'articuler la stratégie des FDJ ?
« Nous allons aussi miser sur lui. La stratégie sera établie le matin au briefing mais Gianni est très en forme, il va vite et grimpe bien aussi. Ce parcours lui convient tout à fait. Il va être là.
Il vient d'être papa mais après tous les ennuis de santé qu'il a eus ces deux dernières années, je pense que ça doit surtout lui faire plaisir de courir sans avoir mal au dos ou aux genoux ».
En dehors d'un 4e succès d'étape sur le Tour, quels sont vos objectifs cette saison ?
« Bien sûr, on a tendance à focaliser sur le Tour de France mais il y a d'autres courses. J'aimerais bien refaire la Vuelta (19e en 2008, abandon en 2009) mais je ne suis pas certain que la FDJ soit invitée.
Finir dans les quinze premiers du Tour de France, c'est bien mais gagner une étape, c'est autre chose. Ma priorité reste donc d'en remporter une quatrième. Après ça dépend des circonstances, si tu es placé au général, tu essaies d'y rester ».
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