Publié le lundi 17 mai 2010 à 11H42
L'Aixois Pim Ligthart mène le contre des « quatre » avec Antoine Gorichon dans sa roue et Maes (caché).
Un retournement de situation incroyable et imprévu profite au coureur d'Aubervilliers.
APRES le contre-la-montre par équipes d'hier matin, on ne voyait pas qui pouvait priver le Marseillais Navardauskas de la victoire finale. Avec 10 secondes d'avance sur l'Aixois Brenterch et 20 sur le duo d'Etupes Jeannin - Bouteille, il n'avait qu'à contrôler la course. Et plus que ces écarts, c'est l'impression de force laissée par les Marseillais qui impressionnait et ne laissait guère de doute sur la conclusion de ces « Boucles ».
Le seul doute qui subsistait est de savoir s'ils n'avaient pas laissé trop de forces dans l'exercice. Le début de l'étape en ligne apportait un démenti : les Marseillais étaient les patrons du peloton.
Jusqu'à une trentaine de kilomètres de l'arrivée ou Gorichon et Maes sortaient du peloton et creusaient l'écart. « On avait dit qu'on attaquerait chacun à notre tour, expliquait Antoine Gorichon à peine l'arrivée passée, en regardant le chrono avec une (très légère) angoisse, tout en essayant de ne pas perdre son piercing au nez ! On est une équipe de copains qui s'entend très bien, où on joue chacun notre tour. On n'y pensait pas mais on n'a pas arrêté d'attaquer. Benoit Drujon m'a bien aidé. Après, on avait dit qu'on verrait et que si on pouvait… On voulait voir comment Marseille allait prendre la course en main. Ils ont peut-être voulu la cadenasser trop tôt. »
Il poursuivait son explication quelques minutes plus tard, dans le car podium : « Dans le contre, on roulait fort avec Ligthart. J'ai commencé à y croire quand on a eu 1'30'' d'avance et j'ai tout donné. Sortir du peloton ou rejoindre la tête, c'était aussi dur l'un que l'autre car j'étais surveillé. Et je remercie Romain (Bacon), qui était dans l'échappée, qui me ramène devant. Restait à surveiller le Belge qui était à cinq secondes. »
Après, Antoine savourait son succès (comme celui de mardi dernier lors de la nocturne d'Aubervilliers) comme un cadeau d'anniversaire, lui qui a fêté ses 23 il y a une petite dizaine de jours. Avec d'autant plus de saveur qu'il s'est cassé la cheville droite à la réception d'un saut lors de la préparation physique et qu'il n'a repris la compétition qu'il y a un gros mois.
Cyrille COUTENCEAU









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