Publié le vendredi 26 février 2010 à 10H19 - Vu 156 fois
Le RCB et l'Espé veulent unir leurs destinées et retrouver, le plus vite possible, l'élite française.
AINSI donc, le RCB et l'Espé ont décidé d'unir leurs destinées. Ils y travaillent depuis le début de l'année et ont jeté les premières bases de la naissance future d'un grand club marnais le 13 février dernier, jour du derby retour.
Dans un premier temps (qui sera rapide), les deux fers de lance marnais vont étudier s'il convient de s'engager à fond dans un projet qui a capoté il y a six ans déjà.
« Le gros changement, c'est le soutien politique de nos municipalités », soulignent les présidents Eric Girardin (Reims) et Michel Gobillot (Châlons). Les mentalités aussi ont évolué. « Il est agréable de travailler dans ces conditions », ajoutent-ils.
Les difficultés des uns et des autres à exister les a incités à s'allier pour rejoindre à plus ou moins brève échéance (dans les cinq ans) l'élite hexagonale. « Sinon, pourquoi se lancer dans une telle aventure ? ».
Soutien total indispensable
Bien sûr, les deux chefs d'entreprise ne veulent pas faire n'importe quoi. Le soutien sans faille de leurs élus, territoriaux, départementaux, régionaux, l'aide de leurs partenaires sont indispensables. « La grande question », résume Michel Gobillot, « est de savoir si on a vraiment envie de faire quelque chose dans la Marne et de développer du business autour ».
La question mérite une réponse rapide. Avant la fin avril en tout cas, afin de pouvoir préparer l'avenir dans les meilleures conditions. Car le RCB et l'Espé veulent officialiser leur union dès la saison prochaine.
« Jamais des conditions aussi favorables n'ont été réunies », se réjouit Eric Girardin. Alors, autant ne pas gâcher ce qui pourrait être le dernier espoir d'abriter du haut niveau (et d'y jouer un rôle) dans le département.
Yves DOGUÉ
LA FORME
Les deux présidents sont d’accord : « La forme juridique n’est pas encore déterminée ». Trop tôt.
La création d’une nouvelle entité concernant uniquement les professionnels est l’objectif, les amateurs conservant leurs prérogatives respectives.
Eric GIRARDIN (Reims CB) : « Dans un premier temps, ce sera peut-être une union qui porterait les couleurs du sport professionnel dans la Marne. Nous allons rapidement nous enquérir des exemples récents comme Paris - Levallois ».
Michel GOBILLOT (Espé Châlons) : « Il faut déjà voir si le scénario écrit il y a quelques années est encore possible. A titre personnel, je pense qu’il faudra créer un club départemental ».
LES PARTENAIRES
Le gros changement par rapport à la dernière tentative est le soutien politique, indispensable pour s’inscrire durablement dans les compétitions professionnelles. Les maires accompagnent ce projet. Le conseil général, le conseil régional seront sollicités pour accompagner ce projet.
Eric GIRARDIN : « Il faut que tout le monde se mette autour de la table pour accompagner d’une manière ou d’une autre ce projet. Avant toute chose, c’est un projet politique sinon cela ne se fera pas. Il nous faut un soutien d’envergure ».
Michel GOBILLOT : « Le préalable, c’est de voir les municipalités s’engager à nos côtés. C’est un premier signe sur lequel on ne doit pas transiger. Comme on ne doit pas transiger sur notre ambition d’un projet de grande dimension. Sinon, ce n’est pas la peine de s’engager dans cette action ».
LES DELAIS
L’échéancier est serré. Une première réunion le 15 mars regroupant les maires des deux villes et les deux présidents destinée à valider le projet. Une seconde le 15 avril à destination des investisseurs économiques. L’objectif est d’aligner cette nouvelle équipe dès la saison prochaine.
Eric GIRARDIN : « La mise en œuvre est prévue pour 2010/2011. Si par malheur, aucune des équipes n’arrivait à monter en Pro B, on le ferait quand même en N1 ».
Michel GOBILLOT : « Il faut envisager si quelque chose est possible dès la saison prochaine. Il est dommage que nous n’ayons que deux mois devant nous ».
LE BUDGET
Afin de s’installer dans le temps dans les championnats professionnels, ce chapitre est… capital. Le but est d’optimiser les ressources afin de présenter un budget permettant à l’équipe de se rapprocher de la Pro A à court terme.
Eric GIRARDIN : « L’idéal serait de réunir un budget de 2 millions d’euros. C’est de l’ordre d’idée des clubs de haut de tableau de Pro B comme Limoges ou Pau-Lacq-Orthez ».
Michel GOBILLOT : « Difficile de répondre aujourd’hui. Il faudrait que 1 + 1 fasse 3 et non pas 1,5 ».
LE LIEU
La notion de partage va présider cette réflexion. Un match à Reims, un match à Châlons, les supporters ne seront pas privés de leurs favoris. L’objectif, à terme, est de posséder une infrastructure permettant de développer une économie autour du basket.
Eric GIRARDIN : « Il faut une infrastructure avec des salles de réception, un restaurant à demeure… Il est important de développer un outil économique pour exploiter ce qui sera mis en œuvre. Si on veut que les clubs s’auto-suffisent, il faut leur donner des moyens par le biais des infrastructures ».
Michel GOBILLOT : « Les deux villes, le département doivent bénéficier de retombées. Nous n’avons pas encore exploré cette donnée. Mais, « un match chez l’un, un match chez l’autre » semble une bonne solution ».
LE SPORTIF
Se rapprocher de la Pro A dans les cinq années à venir induit une accession en Pro B la plus rapide possible. A la fin du présent exercice si possible.
La suite ? La mise en place du projet, l’envie des hommes en place donneront un coup d’accélérateur à un rapprochement devenu indispensable sous peine de continuer à vivoter chacun de son côté.
Recueilli par Y. D.
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