Publié le lundi 12 avril 2010 à 10H42 - Vu 91 fois
Face à l'athlétique formation de Charles-Henry Bronchard, Kévin Corre se satisfait d'un money-time enfin bien négocié.
Avec douze victoires, Charleville ne devrait plus être inquiet pour son avenir dans l'antichambre.
SAUF improbable cataclysme, Charleville a définitivement assuré son maintien en arrachant son douzième succès de la saison face à Bourg-en-Bresse (64-61).
Plus que les statistiques, qui ont par exemple condamné Antibes (13 victoires en 2006) et Châlons (12 victoires en 2008) dans un passé récent, ce sont les trois points d'écart avec la zone des relégables qui rassurent à cinq journées de la fin.
« Mathématiquement, je ne sais pas si ça suffit, mais avec quatre points de retard et un panier-average défavorable, Bordeaux ne peut plus nous rattraper, calcule Nikola Antic. Nous avons aussi le bénéfice du point-average sur Brest, qui compte un point supplémentaire. Notre victoire constitue un grand pas vers notre objectif. »
L'entraîneur monténégrin, qui ne s'exprime jamais dans le vestiaire après les rencontres, a cette fois fait une entorse à ses principes pour féliciter ses joueurs d'avoir enfin fait basculer favorablement le résultat dans le money-time.
« Nous avions remporté nos matches précédents en étant meilleurs que l'adversaire, explique-t-il. Là, ça n'a peut-être pas été le cas, mais nous avons montré du cœur et de la lucidité. Nous avons affiché un mental de groupe qui nous a fait défaut tout au long du championnat. » Surtout, les lacunes défensives si souvent stigmatisées semblent s'estomper depuis trois rencontres.
Le bingo à 61 points
En laissant ses adversaires à 61 points (Bordeaux, Brest, Bourg-en-Brest), l'Etoile s'est ainsi systématiquement imposée. « J'aimerais dire que nous sommes en progrès, mais nous avons tout de même laissé dix-neuf rebonds défensifs, regrette-t-il. Je suis malgré tout satisfait de cette victoire sur un petit score. »
En s'enlevant une épine du pied, Charleville se déplacera sans pression vendredi à Pau-Lacq-Orthez, désireux de fêter sa remontée immédiate en Pro A devant son public.
« Nous allons prendre une option tactique pour essayer de contrarier l'Elan béarnais, conclut le technicien carolomacérien. Fos-sur-Mer a gagné là-bas, Bordeaux a joué la prolongation, alors pourquoi pas ? »
Cédric GOURE
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