Publié le jeudi 27 janvier 2011 à 09H52 - Vu 302 fois
A l'instar d'Anouk, ils sont quelques étudiants en médecine à se mobiliser en faveur de pays défavorisés.
QUAND Anouk est partie pour le Burkina-Faso, l'été dernier, sa maman était un peu inquiète. « Mais elle évitait de le montrer pour ne pas m'inquiéter à mon tour », assure la jeune fille de 20 ans. Il faut dire que c'était la première fois qu'Anouk, étudiante en médecine, se rendait en Afrique.
Elle partait aider à la rénovation d'un dispensaire de brousse, apporter du matériel médical et acheter sur place des médicaments. Elle a consacré son mois de juillet à ce projet humanitaire, projet qu'elle avait monté dans le cadre et avec l'aide de l'association des étudiants en médecine de Reims, la corpo comme on dit, et plus précisément de sa section « solidarité internationale ». Finalement l'inquiétude de la maman s'est révélée injustifiée, « tout s'est bien passé, poursuit la jeune fille, l'association locale avec laquelle nous étions en partenariat s'est très bien occupée de nous et tout était très clair, notamment sur le plan financier : dans ce genre de projets, il faut surveiller où va l'argent. »
Madagascar, Bénin et Togo
Aujourd'hui, alors qu'elle est en troisième année, Anouk a changé de casquette vis-à-vis des actions humanitaires des carabins : elle n'est plus simple participante -ce qui est déjà admirable- mais est devenue la responsable de la section. « Cette année, nous avons trois équipes constituées : une a un projet de rénovation de salle de classe et d'achat de matériel scolaire à Madagascar, une autre doit aider à la construction d'une salle d'accouchement au Bénin, et la troisième a un projet au Togo, pas encore défini précisément. »
Cette section estudiantine bénéficie de soutiens financiers publics (ville de Reims, région, faculté de médecine, Crous…) et de dons privés, notamment de la part d'anciens, devenus médecins ; « et puis les groupes essayent d'accroître leurs recettes par leurs propres actions, ajoute Anouk, vente de gâteaux, de porte-clefs, ou concerts, mais si des personnes veulent nous aider, elles peuvent toujours nous contacter*. »
Et ainsi permettre à ces jeunes de laisser parler leur fibre humanitaire, même si les parents doivent y perdre un peu de tranquillité.
Antoine PARDESSUS
*si.cemr@yahoo.fr, ou par téléphone au 06.68.76.41.59.
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