Publié le lundi 30 novembre 2009 à 01H00 - Vu 19 fois
Le docteur Gérard Berthiot, chef du service de pneumologie du centre hospitalier de Châlons-en-Champagne.
François Nascimbeni
Le docteur Gérard Berthiot est chef du service de pneumologie du centre hospitalier de Châlons-en-Champagne. Sollicité par l'union, le spécialiste explicite le mécanisme de la maladie.
Que risque les personnes atteintes de la grippe ?
G.B. : Une grippe peut provoquer une toux simple ou vous envoyer au service de réanimation ! Pour les cas graves, on observe deux types de complications : celles de nature infectieuse, et le « poumon grippal ». Il faut avoir en tête que le virus abrase les muqueuses des bronches. Le temps que cette « barrière de défense » se reconstruise, des bactéries peuvent y provoquer une infection. Dans le cas du « poumon grippal », il y a formation d'un œdème pulmonaire, qui entrave le bon fonctionnement des poumons.
Ces complications sont-elles nouvelles ?
Le nouveau virus n'a pas entraîné de complications nouvelles. Elles sont connues, décrites, et les traitements existent. Lors d'une infection par exemple, des antibiotiques sont prescrits.
Le virus de la grippe A est-il plus dangereux que celui de la grippe saisonnière ?
Il « s'attrape » facilement. Sa contagiosité est donc importante. Quant à sa dangerosité, les complications semblent moins fréquentes que pour la grippe saisonnière. Néanmoins, pour le moment, il est trop pour l'affirmer avec précision. Nous ne disposons de données suffisantes qu'après l'épidémie.
Une mutation du virus H1N1 est évoquée, actuellement. Qu'en pensez-vous ?
Je ne suis pas spécialiste en la matière, mais tous les virus mutent. C'est que l'on appelle dans le jargon « le génie des virus ». Celui de la grippe saisonnière change tous les ans. Mais les chercheurs savent dans quel « sens », et peuvent anticiper ses modifications.
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