Publié le vendredi 21 mai 2010 à 10H11 - Vu 181 fois
Pour Michel Roquier, il faut absolument moduler la Teom. Reims Métropole y travaille, lui répond Jean-Louis Cavenne.
REIMS (Marne). La CNL va passer à l'action lors du prochain conseil municipal pour dénoncer l'injustice de la Teom, qui entraîne une grosse facture dans les charges des locataires de HLM.
«ON se bagarre contre l'injustice de la Teom. » Michel Roquier est remonté : le vice-président de la Confédération nationale du Logement (CNL) de la Marne, en charge de Reims, en a assez de ne pas avoir de réponses de Reims Métropole sur ce sujet toujours sensible de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères.
« Elle est basée sur la valeur locative, qui a été faite en 1970. Or, depuis quarante ans, les logements HLM (40.000 à Reims) ont beaucoup évolué, mais surtout il y a beaucoup plus de logements privés qui ne sont pas déclarés à leur juste valeur. »
C'est cette fameuse valeur locative, dont dépend aussi la taxe d'habitation, qui est en cause, car elle semble injuste mais n'est jamais remise en cause par les politiques. Mais pour Michel Roquier, il y a des moyens d'être plus juste, notamment pour la Teom, qui pèse énormément sur les charges des locataires.
« Vous vous rendez compte, les garages collectifs sont taxés, à hauteur de 5 000 euros, alors qu'il n'y a aucune poubelle ! On a découvert cela lors de la régularisation des charges. »
La solution modulation
Les habitants payent aussi 1 ou 2 euros de plus pour les poubelles des parties communes, qui n'existent pas.
« On ajoute à la facture le nettoyage des conteneurs à ordures, pris en charge par les organismes logeurs, qui répercutent le prix, de 50 à 100 euros, dans les charges. »
La CNL n'ayant pas de réponses de la mairie, et celle de Jean-Louis Cavennes, vice-président de Reims Métropole, n'étant pas satisfaisante, elle a décidé de taper du poing sur la table, en invitant les locataires à monter « un mur d'ordures » devant la mairie lors du prochain conseil municipal, jeudi 27 mai.
Pour réduire l'énorme facture des locataires des HLM, la CNL a des solutions. « Au début, ils nous ont répondu qu'il n'était pas possible de moduler. Or, j'ai retrouvé un article de loi qui donne la possibilité de moduler le prix de la Teom en fonction du service rendu.
Au centre-ville, les poubelles sont ramassées six fois par semaine, seulement deux fois dans les quartiers. De plus, les habitants du centre sortent des sacs sur le trottoir, ce qui oblige à des manipulations, ce qui n'est pas le cas ailleurs. »
Autre solution : les conteneurs semi-enterrés. « Il est prévu d'en augmenter le nombre, mais il faut aller plus vite, car ils permettent de réaliser de belles économies. Surtout que les organismes logeurs ont déjà préparé le terrain, comme aux Hauts-de-Murigny. » Michel Roquier souligne aussi que ce système fonctionne bien à Orléans ou Rennes.
Décidément, la Teom n'a pas fini de faire parler d'elle !
Guillaume FLATET
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