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Un bon prix entre 180 000 et 500 000 euros

Publié le dimanche 20 mai 2012 à 11H00 - Vu 40 fois



Comment évaluer le prix d'une belle demeure ? Vous imaginez qu'un château est hors de prix ? C'est vrai si vous vous laissez influencer par des arguments relatifs à l'histoire ou au prestige des vieux murs. La folie des grandeurs se compte au-delà d'un million d'euros. Mais pas toujours. Il est tout à fait possible de faire une excellente affaire en acquérant un château plein de charme au milieu de ses terres pour quelques centaines de milliers d'euros, voire moins de 100 000 euros s'il est en ruines. Un petit château tout à fait habitable se vend entre 180 000 et 500 000 euros. Une somme plus proche d'un grand appartement au centre de Reims ou d'une jolie villa dans les vignes de Champagne.
Il faut avoir en tête quelques critères incontournables pour sauter le pas et devenir châtelain. D'abord, règle d'or pour tout investissement immobilier : l'emplacement. Votre château doit bénéficier d'un environnement privilégié. La surface des terres est importante pour éviter toute nuisance visuelle ou sonore, toute construction susceptible de défigurer votre belle demeure et lui ôter une partie de sa valeur. Bois, cours d'eau, étangs sont des atouts indéniables. Le bâti est important mais l'écrin aussi. Au chapitre de l'emplacement, la proximité d'axes routiers, d'une autoroute, d'une gare, voire d'un aéroport constitue également un atout majeur. Si votre château est isolé mais à proximité d'une grande ville et toutes ses commodités, administrations, commerces, lycées, vous êtes gagnant. L'idéal est également la proximité d'un village. Le bon état des accès extérieurs de la propriété est important. Un prix élevé doit justifier en priorité de ces critères environnementaux.
Ce qui fait monter le prix
Dans l'évaluation du prix, le bâtiment lui-même, son état de conservation et ses caractéristiques architecturales et techniques sont évidemment à prendre en compte. Le style du domaine et son ancienneté sont essentiels : château fort médiéval, renaissance, château classique, grand siècle ou directoire ou époque beaucoup plus récente, ne demandent pas le même entretien ni les mêmes aménagements de confort moderne tels que l'isolation et le chauffage. La surface est un autre critère. En principe, plus le château compte de pièces, plus il est cher. Mais ça n'est pas toujours vrai. Son potentiel de transformation en hôtel, en restaurant ou chambres d'hôte peut également faire monter le prix.
Enfin, il vaut mieux faire appel à un spécialiste pour évaluer l'état notamment du gros œuvre et les travaux éventuels à prévoir. Les toitures et ses surfaces sans commune mesure avec une propriété classique sont souvent un point faible et peuvent constituer le plus gros investissement. Dernière information majeure, la fiscalité qui diffère selon l'inscription ou non de tout ou partie de la demeure et de ses dépendances et terres à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH) ou la situation du château en zone d'urbanisation future (NA).

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