Publié le mercredi 23 février 2011 à 09H40 - Vu 459 fois
REIMS (marne) Avec sa capacité de milliers de milliards d'opérations par seconde, le centre de calcul régional souhaite intéresser les entreprises.
EN matière d'informatique, c'est toujours plus. En 2002, le centre de calcul régional, hébergé dans les murs de l'université à Reims, au Moulin de la Housse, avait une capacité de 47.
En 2006, il était passé à 600. Aujourd'hui on en est à 6 000.
6 000 quoi au juste ? 6 000 « gigaflops », 1 gigaflop équivalant à un milliard de calculs en une seconde. N'essayez pas, vous ne pourrez pas rivaliser. « 6 000 gigaflops, c'est l'équivalent de 200 à 400 ordinateurs personnels », image le directeur du centre Michael Krajecki.
Et ce n'est pas fini. Ce « cerveau artificiel » est en train de s'intégrer à un réseau national d'une dizaine de sites comparables, qui va encore accroître son potentiel.
Dans les 400 premiers mondiaux
Et grosse cerise sur le gâteau, ayant été retenu dans le volet « équipement d'excellence » du Grand emprunt, il va en outre bénéficier du financement d'un nouvel équipement, qui lui donnera, à l'horizon 2012-2013, une capacité de… 50 000 gigas ! « Nous ferons alors partie des 400 calculateurs civils les plus puissants dans le monde ! » affirme le directeur ; il semble que dans ce milieu, une telle référence en impose sur une carte de visite.
Vous allez dire à quoi sert une telle capacité de calcul ? A la recherche, c'est sûr, à la formation, aussi, mais ça peut servir aussi à la « production ». « Nous souhaitons faire profiter nos PME de cet outil, commente en effet notre interlocuteur ; certaines comme Valeo s'en servent déjà, mais il y en a bien d'autres qui pourraient être intéressées, les sous-traitants automobiles, les fonderies dans les Ardennes… » Il est vrai que l'assistance d'ordinateurs peut générer bien des gains, de temps et d'argent. M. Krajecki prend un exemple : autrefois pour concevoir une nouvelle pièce automobile, par la seule expérimentation, cela demandait six mois de travail ; maintenant avec la simulation informatique, on tombe à deux semaines, le coût financier est divisé par cinq.
Techniquement l'accueil des PME ça ne pose plus de problèmes de compatibilité : le calculateur champardennais en effet, et c'est une première mondiale, s'est en effet rendu hybride pour permettre une utilisation sous logiciel Linux (celui des scientifiques) aussi bien que sous Windows (celui de l'ordi de Monsieur tout le monde et des entreprises). Et les gérants du calculateur géant ne craignent pas la saturation en cas d'affluence de ces nouveaux « clients » : la recherche fera de la place aux entreprises ; et s'il le faut, on augmentera la capacité.
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