Publié le mercredi 16 mai 2012 à 11H00 - Vu 66 fois
Le printemps est là ; le soleil revient. Ne vous jetez pas sans réfléchir sous le feu brûlant de l'astre de vie… qui peut se transformer en piège mortel.
ON le voit dès qu'il fait beau : les terrasses se remplissent à vue d'œil et pour peu que la température passe les 20°, les plages ne sont pas en reste. Ce qui peut être considéré comme un geste naturel et bénéfique, peut aussi se transformer en cauchemar si l'on n'y prend garde. Pire : le soleil source de vie se transforme peu à peu en piège mortel. Du simple coup de soleil au mélanome et à la mort, il y a un pas qu'il faut éviter de franchir.
Côté face, le soleil est d'abord un ami. Il nous apporte la lumière, la chaleur et par-delà, un moral d'acier grâce à la mélatonine, une allure plus gaie grâce au hâle, et une vie sociale plus riche par les activités de plein air. Même « la misère est moins pénible au soleil » chante Charles Aznavour avec raison.
Sur le plan de la santé, il aide la vitamine D à fixer le calcium sur les os. De ce fait, le spectre de l'ostéoporose s'éloigne un peu pour les personnes âgées, notamment les femmes. Et les enfants bénéficient d'une croissance plus efficace. Et puis, le soleil allège le fardeau de ceux qui souffrent de maladies de la peau comme le psoriasis, l'eczéma, ou certaines allergies.
Côté pile, c'est pas top. Le soleil est un astre de feu dont les rayons sont autant de lasers pointés sur notre peau. L'excès d'exposition entraîne le coup de soleil, voire l'insolation à court terme. Certaines réactions peuvent d'ailleurs être violentes et l'on se retrouve au fond de son lit à claquer des dents ou à vomir en attendant que ça passe !
A plus long terme, la peau n'en peut plus et elle vieillit prématurément. Sur les photos de voyages au bout du monde, c'est beau quand c'est la peau d'un autochtone ; quand il s'agit de la nôtre, c'est moins bien.
50 000 cancers
Mais le pire, ce sont les cancers de la peau. Il y a les « carcinomes » qui donnent l'alerte. Il y a surtout les mélanomes qui se multiplient depuis 20 ans pour approcher les 10 000 cas par an. Les plus graves se traduisent par la mort pour plus de 1 300 personnes. La totalité des cancers de la peau frise les 50 000 cas, dont certains laissent des séquelles importantes, le visage étant le plus exposé. En fait, les chiffres doublent tous les dix ans et les conséquences touchent les femmes dans 6 cas sur 10.
On croit que les accidents n'arrivent qu'aux autres, mais que celui qui n'a jamais souffert d'un coup de soleil se lève. Il ne faut pas oublier non plus que le soleil reste dangereux… quand on s'en protège. Que ce soit sur la neige, sur l'eau ou sur le sable, les rayons UV sont renvoyés même sur la peau de ceux qui restent à l'ombre (c'est ce qu'on appelle l'albedo), qui au mieux bronzent, au pire repartent avec une brûlure.
Autre idée reçue : les problèmes se déclarent chez les adultes qui abusent. Pas du tout : selon une étude, 80 % des problèmes liés au soleil frappent les moins de 18 ans.
Sachant que l'orbite de la Terre s'est rapprochée du Soleil, on ne peut que recommander la prudence. Les plus observateurs auront en effet remarqué que depuis quelques années, on brûle plus rapidement que dans les années 1960 à 80.
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Les dernières contributions
JDelgado
13/08/2012 à 13h08
Le soleil est aussi mauvais pour les yeux (DMLA, catarcate précoce...)
politinco
26/05/2012 à 10h58
non, ne jouons pas les peaux rouges. A l'ombre avec un bon bouquin pour mieux tourner l'apache.