Publié le jeudi 07 avril 2011 à 11H00 - Vu 650 fois
Comme les années précédentes, on attend aujourd'hui sur les campus rémois près de 200 collégiens des zones d'éducation prioritaire.
Aujourd'hui, les campus rémois voient débouler près de 200 collégiens issus de zones d'éducation prioritaire. Histoire de promouvoir l'égalité des chances.
AUJOURD'HUI, les campus rémois vont accueillir des hôtes inhabituels. Ce ne sont pas des étudiants, mais des collégiens. Et pas n'importe quels collégiens, mais des élèves issus des établissements réputés les plus difficiles, classés en Zep ou zones d'éducation prioritaire. C'est l'opération « Raconte-moi la fac », imaginée par la fédération associative Intercampus pour « promouvoir l'égalité des chances vis-à-vis de l'enseignement supérieur », comme le dit le vice-président chargé du dossier, Guillaume Collet. « Dire que quand on est en Zep on ne peut pas aller en fac est une idée totalement absurde », ajoute-t-il.
« Ça ouvre des horizons à nos élèves, confirme Benoît Milliéry, le principal adjoint du collège Paul-Fort de Reims, établissement habitué de l'opération, et qui revient encore une fois cette année, ça peut les inciter à revoir leurs ambitions à la hausse, eux qui se disent facilement que les études supérieures, ce n'est pas pour eux. »
Petit dèj au restau U
C'est donc pour tenter de démontrer le contraire à ces enfants, que cette journée de visite in situ est organisée une fois par an. On en est à la sixième édition, avec la bénédiction du conseil national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) : il faut croire qu'il juge cette action pertinente « puisqu'il l'a récompensée (par un trophée symbolique) en 2008 » indique M.Collet. Comme les années précédentes, près de 200 collégiens sont attendus.
Cette journée débute tôt : les jeunes commencent par prendre le petit déjeuner sur place, dans les restaus U, comme les vrais étudiants. Le chocolat chaud et les tartines de beurre leur donneront-ils envie de revenir plus tard une fois le bac en poche ?
Parce que cela ne suffirait probablement pas, la visite qui suit est rendue aussi attractive que possible. Et là, les profs de l'Urca sont mis à contribution : les jeunes visiteurs ne vont pas jusqu'à débarquer dans les amphis pendant leurs cours ; néanmoins chimistes, physiciens, médecins, tous ceux qui le peuvent préparent, dans des salles disponibles, des démonstrations ou expériences un peu visuelles pour marquer ce public. Et généralement ça marche : « Quand ils découvrent l'univers de la fac, ils ouvrent de grands yeux », témoigne Guillaume Collet. Mieux que devant leurs jeux vidéo ?
Antoine PARDESSUS
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