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Pour voir venir la vie comme elle est Le service civique, parenthèse d'apprentissage

Publié le mercredi 04 juillet 2012 à 10H30 - Vu 79 fois


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Jérémy Varlet (au centre) prêt pour un cours de « break dance » en compagnie de Nicolas, Aude, Thibaut et Scotty.

Jérémy Varlet (au centre) prêt pour un cours de « break dance » en compagnie de Nicolas, Aude, Thibaut et Scotty.


Le service civique permet à des jeunes de s'inscrire dans la construction d'un projet, expérience d'engagement dans une conjoncture économique difficile.

« C'EST un bon relais pour arriver dans le monde du travail […]. Cela permet d'être davantage responsabilisé […]. La rémunération m'a aidé à passer mon permis de conduire. » Baptiste Dubois, Kevin Barry, Benjamin Meresse et Florian Tricotteux, âgés de 18 à 21 ans, sont quatre des six jeunes en contrat service civique au sein de l'USC (les deux derniers étant Thomas Ledoux et Steven Blondeaux, 26 ans). Ils ont dernièrement reçu la visite de Pierre Bayle, préfet de l'Aisne, au club-house, pour un point sur cette forme d'engagement citoyen.
De ces quatre jeunes, plongés dans le foot depuis qu'ils ont 6 ou 7 ans, on dira comme de tous ceux de leur génération qu'ils sont des post-adolescents ou des adultes en herbe.
 

Et après ?

Ils sont encore dans le système éducatif ou en sont récemment sortis et/ou voudraient y revenir pour muscler leur formation de base. Le service civique les occupe de six à douze mois, de 20 à 24 heures par semaine, avec une indemnité mensuelle de 456 euros, mais ils savent qu'il faudra rebondir et que les temps sont durs.
« Je m'en rends compte et cela m'inquiète », note Baptiste Dubois, qui a stoppé ses études après la terminale et qui a raté d'un rien un concours de moniteur-éducateur : « Je suis sur une liste d'attente - mais assez loin - pour accéder à une formation de deux années. Je vais finir ce service et repasser le concours, ou refaire une terminale pour un bac pro d'aide à la personne. »
En présence du conseiller général, Jean-Luc Lanouilh, du maire, Marcel Lalonde, de son adjoint aux sports, Gwenaël Nihouarn, et de Fred Bodin, entraîneur de l'USC, le préfet a rappelé l'intérêt du service civique pour les employeurs et pour les jeunes, qui bénéficient dans cette formule d'un tutorat et d'une expérience de la vie en collectivité.
À l'USC, les six jeunes concernés travaillent dans les secteurs de l'accueil, de l'accompagnement des enfants et de la communication. Florian Tricotteux a ainsi bossé sur un projet intitulé « Sport et santé ». Il s'agit d'un diaporama qu'il présente dans des classes de CM2 et de collège. Avec un BTS en main, il cherche du boulot : « C'est compliqué. Ce n'est pas que je désespère, mais… après un an de recherche, ça devient long ! » Il envisage une reprise d'études, comme Benjamin, qui avait arrêté en première et qui se verrait désormais bien en bac pro Commerce. « On voit que c'est difficile. J'ai déjà du mal à trouver un patron pour ce bac pro en alternance ! »
L'avenir n'attend pas tout le monde à bras ouverts ! Le mot de la fin à Kevin Barry, qui est encore lycéen : « C'est préoccupant. On ne sait pas ce qu'on va avoir derrière pour vivre. »
François FENE
Service civique, contacts en préfecture, Tél. 03.23.21.82.15 ou au 03.23.21.82.18. web : pref-communication@aisne.gouv.fr

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Les dernières contributions


BEDEJ1112

05/07/2012 à 18h15

Le service civique est un bon tremplin pour mettre un pied dans le monde du travail. Certes ce n'est pas le Pérou mais c'est un début et c'est mieux que l'inactivité à laquelle un chômeur est réduit dans l'attente d'un hypothétique rendez-vous par un conseiller de "Pole-emploi"...ils sont tous submergés et c'est souvent stérile

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