Publié le vendredi 11 novembre 2011 à 12H00 - Vu 97 fois
L'ossuaire et le phare de Douaumont lors de la translation des restes des héros de la Grande Guerre.
Lors de sa mort à Montmirail, Marcel Pineau serrait contre son cœur une carte postale de son village de Châtillon-sur-Marne. Le carnet de route du poilu a rejoint l'Ossuaire de Douaumont.
DERNIÈREMENT dans la Meuse, le colonel Boissé, président de l'Ossuaire de Douaumont, a rencontré le chapelain Jacques Ebling qui lui a fait découvrir un carnet ayant appartenu à un poilu.
Le soldat Marcel Pineau avait reçu une blessure mortelle en plein cœur. L'éclat ou le coup de baïonnette a laissé les stigmates du combat en traversant le carnet annoté par le militaire. Il s'y logeait une carte postale de son village : Châtillon-sur-Marne.
Vers les Ardennes
Né à Jauzé dans la Sarthe, le jeune homme faisait partie du recrutement de Versailles, l'un des premiers du conflit de 14-18. Incorporé au 1er régiment de Chasseurs, il est mort au combat dans la Marne à Montmirail.
D'une écriture fine, il a rempli quelques pages retraçant son parcours pour la France qui avait débuté par un trajet vers les Ardennes, séjournant tour à tour à Sedan, et Vrigne-aux-Bois
Il a couché ses impressions et son quotidien de soldat, stipulant par exemple qu'il était bien nourri, et qu'il avait du tabac à volonté.
Marcel Pineau se réjouit également d'être bien logé chez l'habitant, notamment dans les écuries d'un baron.
Son régiment a poursuivi ensuite son chemin en Belgique. Outre Quiévrain, les soldats furent hébergés par un ressortissant français avant de devoir reculer face aux troupes ennemies.
Combat avec un hulan
Dans les dernières pages, le soldat Marcel Pineau note avoir tué un hulan (lancier à cheval). Puis plus rien…
C'est certainement lors des âpres combats qui ont suivi que son action a connu une issue fatale, soit 27 jours après le début du conflit, avant la première bataille de la Marne.
Par la suite, ce document fut rendu à la famille qui en a désormais fait don à la fondation de l'Ossuaire de Douaumont. Il va ainsi prendre place parmi d'autres témoignages de la Grande Guerre en étant exposé dans le haut lieu de mémoire de la Meuse.
A noter que la nécropole nationale fut créée après la bataille de Verdun.
Elle abrite un cloître long de près de 137 mètres avec des tombeaux pour environ 130 000 soldats inconnus, allemands et français, indéfectiblement entremêlés.
En face de l'Ossuaire se trouve un immense cimetière composé de plus de 16 000 tombes de soldats français.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez