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« Pas besoin de modifier la loi sur la fin de vie »

Publié le dimanche 28 octobre 2012 à 10H38 - Vu 362 fois


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Le Dr Kariger : « On a supprimé la peine de mort pour les criminels, va-t-on la rétablir pour les malades souffrants ? »

Le Dr Kariger : « On a supprimé la peine de mort pour les criminels, va-t-on la rétablir pour les malades souffrants ? »


La loi Léonetti donne des droits aux patients en fin de vie. Mais, selon le docteur Kariger, elle reste trop méconnue.

SUJET pas facile jeudi soir dans les murs de l'hôtel de ville : la fin de vie. Sujet qui nous concerne tous, « mais qui fait peur, alors on n'en parle pas », comme le commentait l'adjointe au maire Laurence Delvincourt dans son mot d'introduction à cette conférence.
L'association Jalmalv-spam (Jusqu'à la mort accompagner la vie-soins palliatifs accompagnement Marne) avait pourtant choisi d'en parler ce soir-là, face aux possibles évolutions législatives dans ce domaine, évolutions qui pourraient se traduire par la légalisation de l'euthanasie. Une perspective qui, on l'aura vite compris, scandalise le Dr Eric Kariger, chef de service en soins palliatifs au CHU, le conférencier du jour.
Devant un auditoire de quelque 200 personnes -preuve que le sujet ne laisse pas indifférent-, le médecin s'est appliqué à démontrer que la loi actuelle, dite loi Léonetti du 22 avril 2005, suffit amplement : « Elle prévoit tous les cas de figure ». L'ennui c'est qu'elle reste méconnue.

Le droit de refuser un traitement

Saviez-vous par exemple que l'acharnement thérapeutique (que le Dr Kariger appelle aussi obstination déraisonnable), selon ce texte, est illégal ? Saviez-vous aussi que le malade, de par cette même loi, a le droit de refuser tout traitement ? Saviez-vous encore que chacun a le droit de désigner une « personne de confiance » à laquelle le corps médical peut se référer si ce chacun n'est plus en état de s'exprimer lui-même sur la conduite à tenir le concernant ? Tout cela est dans la fameuse loi. Quant à l'euthanasie, invoquée par certains au nom d'un « droit à mourir dans la dignité », le docteur la refuse, « parce que tuer son prochain n'est pas digne non plus ! On a supprimé la peine de mort pour les criminels, va-t-on la rétablir pour les malades souffrants ? Personnellement je ne suis pas devenu médecin pour tuer des gens. » Dans la salle, aucune voix ne s'est fait entendre pour défendre cette autorisation de tuer.
A.P.

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Les dernières contributions


desabusee51

29/10/2012 à 08h17 | 3

Le pire c'est le sort qu'on réserve aux personnes âgées en fin de vie qui n'ont plus leur tête (type alhzeimer) et qui ne sont pas soutenues par leur famille... car dans les maisons de retraite, le personnel est désormais réduit à son minimum (2 as à partir de 14h30 pour 30 à 40 résidents)...
Alors, bonjour la prise en charge !!!
Et pour traiter la douleur : doliprane et c'est tout !
Je suis scandalisée depuis que j'ai débuté dans ce métier, il y a maintenant 4 ans.
Alors là, pour mourir à petit feu, dans la souffrance, c'est l'idéal !

SUPPRA REMOIS 02

29/10/2012 à 06h16 | 2

Il confond la peine de mort et l'euthanasie : il est malade docteur ? mais non, il lit juste un discour bien huilé pour endormir l'assemblée....

ange51

29/10/2012 à 00h20

quoi qu'il en soit moi et quoi qu'il arrive je ne veux en aucun cas d'acharnement thérapeutique d'ailleurs c'est dans mon agenda et toujours sur moi , je refuse également d'être ranimer au cas ou j'aurais un arrêt cardiaque , toutes mes volontés sont dans mon agenda et toujours sur moi avec le nom des personnes à prévenir au cas ou........! et oui c'est ma vie et c'est mon droit

j.hacquin

28/10/2012 à 20h02

j ai ma mere aussi atteinte d un cancer generalise en 1984 elle avait demandee au service medical et a toute la famille de la debrancher pour ne pas souffrir inutilement apres concertation elle est partie selon son desir cela cest passe dans un hopital de Reims il y a de l hypocrisie de la part des politique c est plus courant que beaucoup de gens ne le pense une loi s impose pour que la pratique ne ce face plus en catiminie chacun a le droit de sa vie durant notre vivant dire a notre entourage ce que nous voulons si le probleme arrivait pour ne plus souffrir

sprinkleur

28/10/2012 à 18h04 | 1

Trois cas dans notre famille, où les souffrances ont été abrégées sans passer par une loi; quelques fois, il suffit de trois mots et d'un regard à ces personnes compétentes et humaines, bien sûr, il ne faut pas s'adresser aux grands pontes moralisateurs au nom de la religion!!!

lucreims

reims

28/10/2012 à 17h20

On est tous d'accord (pour une fois) et que ces politiques, médecins et autres grenouilles de bénitier nous laissent mourir dans la dignité et selon nos souhaits.

khaly02

28/10/2012 à 16h40 | 1

ma mère, en soins palliatifs dans un hôpital de l'Aisne est restée pendant plusieurs jours branchée à une pompe à morphine en attendant que le coeur veuille bien s'arrêter, elle "n'était déjà plus là comme nous l'a dit une infirmière" alors pourquoi ne pas tout arrêter ? parce que le coeur fonctionnait encore ? rester branchée pour qu'elle ne souffre pas d'accord mais pourquoi ne pas l'aider à partir puisque de toute façon il n'y aurait pas de miracle ?
mais je rends hommage à toutes les personnes de cette unité de soins qui ont vraiment été très bien, on pouvait y aller n'importe quelle heure maman était lavée, changée, ils se sont vraiment bien occupés d'elle, merci à elles.
et je ne change pas d'avis : qu'on nous laisse le droit de choisir notre mort, ce ne sont pas à des médecins et à des politiques de décider de notre mort.

chocolate

28/10/2012 à 16h20

Nous n'avons que des obligations toute notre vie et,même la fin nous ne pouvons pas la décider .D'accord avec braquo.

desabusee51

28/10/2012 à 15h58 | 6A été modéré

C'est quand mm terrible... il vaut mieux être un chien ou un chat en fin de vie dans notre pays !!

Etant aide-soignante, je vois pleins de gens "finir" de façon terrible... si vous saviez comme ils sont hypocrites toutes ces "têtes-bien-pensantes" ! c'est tellement facile de sortir de beaux discours lorsqu'on ne fait que "passer" dans les chambres ! Ils ne sont pas confrontés à la réalité, là est le problème... derrière un bureau, c'est tellement plus aisé de sortir des banalités pareilles !

j.hacquin

28/10/2012 à 14h11

lle sujet st tabouen France le citoyen est en droit de diposer de sa vie pouquoi un archement lorsqu il plus d espoir de vivre une vie decente rien ne sert de servir de laboratoire un jouir ou l autre il faut partir le lot de chaque etre humain

lentarteur

28/10/2012 à 13h22 | 1

Je dénie à Monsieur Kariger, que je respecte en tant que médecin, le droit de mettre en parallèle l'euthanasie et la peine de mort. L'euthanasie est un réel problème de société, mais on a tellement peur de légiférer et de la pratiquer, qu'on se contente de l'évoquer, pour gagner du temps.
Madame ou Monsieur le journaliste, je trouve votre dernière phrase particulièrement déplacée. A vous lire, on croit emmener les gens à l'abattoir.

Commentaires anonymes

28/10/2012 à 12h23 | 4

Et bien je lui souhaite une fin de vie en soin palliatif ce brave homme. Pour moi , c'est déjà décidé, si besoin est, ce sera un dernier voyage en suisse, comme la mère de monsieur jospin.

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