Publié le vendredi 16 juillet 2010 à 10H00 - Vu 431 fois
Siddharta Roux, représentant de l'association Droits des animaux.
CHATEAU-THIERRY (Aisne). Des frictions ont eu lieu entre les militants de Droits des animaux et des représentants du cirque installé dans la cité des Fables. Explications.
PIRE que des fauves en cage ! Mercredi soir, militants des droits des animaux et responsable du Nouveau cirque Franco-Belge ont eu un échange quelque peu « viril ».
Installé jusqu'à dimanche place Jean-Moulin, le cirque hébergeant éléphant, babouin et autres tigres et lions, essuie les critiques d'une association de protection de la condition animale. « Nous demandons l'interdiction d'utiliser des animaux dans les cirques. Des études* soulignent que la captivité est pour eux source de souffrance », argue Siddharta Roux de l'association Droits des animaux.
Avant-hier, lui et un autre militant se sont présentés devant le chapiteau, munis de pancartes et de tracts. La distribution a débuté dans la file d'attente pour le spectacle de 18 heures. L'un tenait les imprimés, l'autre une caméra, pour le cas où la situation déraperait.
Le dompteur et responsable du cirque, Jackson Muller décrit la situation comme intolérable. « Ils ont commencé devant la caisse. Il y avait des enfants, des mamans. Le duo criait que l'on torturait les animaux. On ne pouvait pas les laisser perturber le public. »
Situation légale
Les deux militants ont donc été priés de quitter l'emplacement. La vidéo montre que la méthode était un peu musclée : un panneau leur est arraché des mains, les deux garçons sont poussés sur le côté. Néanmoins, aucune violence n'apparaît à l'image.
« Nous n'allions pas les agresser, ils n'attendent que ça. Nous ne sommes pas des gens violents. Simplement, on en a marre que l'on nous empêche de travailler », souligne Jackson Muller. La police s'est rendue sur place, mais, à notre connaissance, aucune poursuite judiciaire n'est engagée.
Concernant son activité, le responsable du cirque tient à disposition l'ensemble des documents attestant du respect de la légalité. Dernièrement, lors du passage du cirque à Villers-Cotterêts, policiers et élus ont procédé à la vérification des installations (l'union du 11 juillet). Aucune infraction n'a été constatée.
Concernant les bêtes, le cirque travaille avec un réseau de vétérinaires, et tient rigoureusement un carnet de soins pour chaque bête.
« Nous avons un certificat de capacité pour les détenir et faisons l'objet de contrôles inopinés des services vétérinaires », souligne Jackon Muller. Avec toutes ces dispositions, enfants et amateurs de bêtes sauvages ont de quoi être rassurés.
Pour les défenseurs des animaux, c'est insuffisant : une requête a été déposée en mairie en début d'année, afin de demander aux élus locaux d'interdire les cirques avec animaux. Le dossier est actuellement à l'étude. La question sera normalement tranchée lors d'un prochain conseil municipal.
Julien ASSAILLY
* Une étude autrichienne de 1996 est notamment citée. Elle est consultable sur www.code-animal.com/bibliotheque_animale/rapport_autrichien.pdf
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