Publié le lundi 03 septembre 2012 à 10H05 - Vu 1234 fois
C'est la rentrée pour les classes du secondaire. Tour d'horizon des nouveautés au programme dans les lycées d'enseignement général et technologique du public à Reims.
Des ateliers refaits à neuf au lycée Arago
Les 648 élèves du lycée François-Arago auront un nouveau proviseur, Yannick Tschens : un quatrième poste à la direction d'un établissement du secondaire pour cet ancien professeur de technologie, originaire des Ardennes. Un nouvel intendant, Abdeloifi Nejjari, rejoint également l'équipe de direction.
Les travaux de restructuration des ateliers et de la façade du lycée s'achèveront en 2014. La majorité des ateliers et des laboratoires, comme ceux des sections énergie fioul, climatisation ou chambre froide ont déjà été refaits à neuf. Certains seront livrés en octobre, comme les ateliers du pôle « énergie » et « enveloppe du bâtiment ». Les élèves pourront y apprendre des techniques de pointe en matière d'énergies renouvelables ou d'isolation des bâtiments.
Une nouvelle cantine au lycée Chagall
1 600 lycéens et étudiants sont attendus au lycée Marc-Chagall. L'établissement enrichit son offre de formation de nouveaux enseignements de spécialité : « Droit et grands enjeux du monde contemporain » pour la série L, « Informatique et sciences du numérique » pour la série S, « Sciences sociales et politiques » pour la série ES. A partir de cette année, les élèves pourront également apprendre le russe en première langue.
Le self a été réaménagé pendant les vacances pour faciliter son accès. Michèle Sobaszek, proviseur de l'établissement, accueille un nouveau bras droit, Wilfried Winieski, ancien proviseur adjoint du lycée Pierre-Bayen, à Châlons.
Des places « internat d'excellence » à Clemenceau
Le lycée Clemenceau accueille 1 200 élèves au sein de ses classes du secondaire et de ses formations post-bac. Les élèves de la section scientifique pourront choisir un nouvel enseignement de spécialité : « Informatique et sciences du numérique ». Le proviseur, Maurice D'Angelo, annonce des places labellisées « internat d'excellence ». Elles sont destinées aux étudiants de classe préparatoire et sont attribuées sur critères sociaux. Le dispositif concerne actuellement six étudiants mais pourra être étendu à quatre étudiants supplémentaires. Les étudiants sélectionnés bénéficieront d'un accompagnement scolaire personnalisé.
A partir de la mi-octobre, le lycée sera doté d'un nouveau site internet où des documents multimédias et des vidéos rendront notamment compte de la production artistique des élèves de l'établissement. Les élèves seront bien chauffés cet hiver grâce aux travaux de réfection de la chaudière.
Du matériel informatique flambant neuf à Colbert
Des effectifs en hausse et un « lycée qui redevient attractif » selon son proviseur, Gérard Recoque. Les 500 élèves inscrits au lycée Colbert pourront profiter de l'acquisition récente par l'établissement d'un nouvel équipement informatique : ordinateurs, imprimantes et tableaux blancs numériques. L'été a été l'occasion de quelques travaux de rénovation, notamment de travaux d'isolation thermique des bâtiments. Ce sera aussi la rentrée pour Arnaud Bourin, le nouveau proviseur-adjoint du lycée.
Une rencontre parents/profs au lycée Europe
Le parking du lycée Europe a été rénové cet été. Des travaux d'extension du site se poursuivent à la rentrée, avec la livraison d'un bâtiment d'internat de 90 places à la fin du mois d'octobre et la livraison de cinq appartements de fonction à la fin du mois de septembre. L'établissement attend 700 élèves en formation initiale et continue ainsi que 75 professeurs (dont 18 nouveaux). Le proviseur, Annie Faurie, annonce la création d'une section d'apprentis en métier de la blanchisserie et du pressing. Le lycée souhaite s'ouvrir à l'international cette année et est à la recherche d'un établissement étranger avec lequel mettre sur pied un jumelage. La rencontre parents/profs aura lieu à la fin du mois de septembre autour d'un défilé de mode au cours duquel seront présentés les travaux des élèves.
Lutte contre le décrochage au lycée Georges-Brière
Le lycée Georges-Brière est issu de la fusion des deux lycées du Val-de-Murigny et de Croix-Cordier (Tinqueux) en 2011. Depuis le 16 avril 2012, il a été rebaptisé du nom de Georges-Brière, un fusilier marin originaire de Reims, engagé volontaire en 1941 et décédé à l'âge de 22 ans, en novembre 1944, au cours de l'offensive d'Alsace. Le lycée sera officiellement inauguré d'ici la fin de l'année 2012. Le proviseur, Philippe Louges, aura les deux sites sous sa direction : 600 élèves pour le site de Murigny et 300 élèves pour le site de Tinqueux. Pour l'accompagner dans ses décisions : deux nouveaux proviseurs-adjoints, Thierry Wary et Ali Lassed.
Une section Bac pro « Electronique » ouvre cette année à Murigny et une section bac pro « Maintenance des équipements industriels » est inaugurée à Tinqueux. Le lycée a pour projet le lancement du dispositif « micro-lycée », une lutte contre le décrochage scolaire déjà à l'essai dans l'académie de Créteil. Il s'agira de ramener vers les études des jeunes qui ont quitté le système éducatif. Le lycée souhaite également mettre en route un partenariat avec le lycée viticole « Avyze Viti Campus » pour mettre en place des projets pédagogiques autour de la bouteille de champagne. Les élèves spécialisés dans l'imprimerie et les arts graphiques pourront entre autres s'essayer à la conception d'étiquettes.
Un bac pro boulangerie-pâtisserie à Gustave-Eiffel
Avec 630 élèves, les différentes sections du lycée Gustave-Eiffel sont bien remplies. L'établissement accueille un nouveau proviseur adjoint, Mourad Izhernali.
Cette année, le lycée inaugure un baccalauréat professionnel en boulangerie-pâtisserie, unique dans la région, pour 24 élèves. Le proviseur a reçu plus de 84 demandes : « Ce nouveau Bac pro correspond à un vrai besoin dans la région », explique le proviseur, Dominique Cosson.
1 500 élèves attendus au lycée Libergier
Peu de changements au lycée Libergier, excepté au sein de l'équipe de direction avec un nouveau proviseur-adjoint, Geneviève Delahaut, et un nouvel intendant, Christophe Girard. Plus de 1 500 élèves rempliront le quotidien des 200 professeurs et membres du personnel de l'établissement. Le lycée inaugure la deuxième année du BTS « Services et prestations sanitaire, social et santé » (SP3S).
Une option « art et danse » au lycée Roosevelt
1 000 élèves dans les classes du secondaire, 800 étudiants en classes préparatoires, les chiffres sont les mêmes que l'an dernier. L'établissement proposait déjà des cours de théâtre, les élèves qui le souhaitent pourront désormais suivre l'option « art et danse ». Musique, histoire, culture, en plus de la pratique, ce cours sera l'occasion d'en apprendre plus sur cet art millénaire.
Un BTS géomètre-topographe au lycée Yser
Cette année, les soixante professeurs du lycée Yser devront faire cours à près de 600 élèves. Parmi eux, certains inaugureront le nouveau BTS géomètre-topographe. Le proviseur, Jean-Marc Edler, annonce également l'ouverture de la section CAP ébéniste qui remplacera progressivement l'actuel bac pro ébéniste. La section vente et commerce investira, quant à elle, les murs d'un nouveau bâtiment.
Sophia ANDREOTTI
Lycées Jean-Jaurès et Joliot-Curie : deux nouveaux proviseurs
A Jean-Jaurès...
Au lycée Jean-Jaurès, c’est Denis Vincenot qui reprend les rênes de l’établissement après le départ à la retraite de l’ancien proviseur, Dominique Montagne.
Originaire de Bourgogne, cet ancien professeur d’éducation physique et sportive a une expérience de chef d’établissement longue de 22 ans. A l’âge de 32 ans, il devient proviseur du lycée Chanzy à Charleville, un poste auquel il restera huit ans. Il devient ensuite principal dans un collège de Sedan avant de rejoindre la direction du lycée polyvalent de Bazeilles, dans les Ardennes.
Pas question de se mettre en avant pour Denis Vincenot : « Avec mon adjointe, Béatrice Denis, nous travaillons sur un pied d’égalité. Un proviseur se doit d’être à l’écoute et de favoriser le travail d’équipe. Je souhaite avant tout mettre en avant l’ensemble des enseignants. » Le nouveau proviseur compte bien maintenir l’identité du lycée Jean-Jaurès, réputé pour son esprit d’excellence et de travail et fort de 1 040 élèves (dont 131 en prépa littéraire). Cinq assistants de langues venus du Mexique, de Chine, d’Allemagne, d’Angleterre et de Russie sont attendus.
... et à Joliot-Curie
Au lycée professionnel Joliot-Curie, le chef d’orchestre cette année, c’est Marie-Hélène Jacomme. A 57 ans, il s’agit d’un cinquième poste à la tête d’un établissement du secondaire pour cette ancienne professeur d’éco-gestion, originaire de Saint-Dizier. Titulaire d’un DEA de sociologie de l’éducation et d’un CAPET d’économie gestion, elle a depuis gagné ses galons.
En 1998, elle débute sa carrière comme proviseur-adjoint au lycée Libergier, un poste qu’elle occupe pendant trois ans. C’est ensuite au collège du Vieux-Port à Vitry-le-François et au collège de Colombey-les-deux-Eglises que Marie-Hélène Jacomme exerce la fonction de principal. Après trois années à la direction du lycée polyvalent Philippe-Lebon, à Joinville, Marie-Hélène Jacomme s’établit aujourd’hui dans la cité des sacres pour s’occuper du quotidien des 620 élèves du lycée Joliot-Curie, qui poursuit le projet des Cadets de la République qui prépare au concours de gardien de la paix.
Engagée sur plusieurs fronts, elle est présidente d’honneur de l’association régionale de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN). Dans son temps libre, cette passionnée de vieilles voitures est membre actif de l’Automobile club de la région Champagne-Ardenne. Marie-Hélène Jacomme a été décorée « Chevalier de la Légion d’honneur » en 2005. Le message que cet ancien officier de réserve souhaite faire passer à ses nouvelles troupes scolaires : « Courage et persévérance ! »
Ce qui change dans les lycées privés
La nouveauté de cette rentrée pour les lycées, ce sont les deux heures par semaine pour aider les terminales de façon personnalisée.
Jean-XXIII
« Comme dans tous les lycées de France, nous mettons en place à cette rentrée l’accompagnement personnalisé en terminale, explique le directeur de Jean-XXIII, Eric Persent ; cet accompagnement prend la forme de deux heures par semaine dans l’emploi du temps des élèves, couplé avec un système de permanence ; cet accompagnement, obligatoire, pourra se traduire selon les besoins par une aide méthodologique, un approfondissement des cours, ou encore une aide à l’orientation ; elle est assurée par des professeurs, ce qui suppose chez eux un changement de posture vis-à-vis des élèves. »
Sinon, l’établissement de la rue Andrieux offre cette année deux nouvelles spécialités en terminale : pour les littéraires « droit et grands enjeux du monde contemporain », qui est une forme d’initiation aux études juridiques ; et pour les scientifiques « ISN, informatique et sciences du numérique », une matière pour laquelle les élèves devront se déplacer à Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle.
Pour ce qui est des effectifs, Jean-XXIII affiche une quasi-stabilité avec deux inscrits de plus par rapport à l’an dernier, pour atteindre un total de 584 élèves.
Saint-Joseph
À Saint-Jo, les professeurs ont déjà fait leur rentrée, et certains élèves feront là ce lundi 3 septembre : les 6e et le primaire. L’établissement de la rue des Capucins anticipe sa rentrée pour se permettre de participer à un rassemblement d’établissements jésuites à Lourdes en octobre (du 25 au 28). Quant aux effectifs, le père directeur François-Xavier Boca les annonce en très légère baisse : 1 240 cette année, contre dix de plus l’an dernier. On notera aussi l’arrivée d’un nouveau responsable du lycée, Edouard Boutan, qui succède à Jean-Paul Baroux, parti dans l’Aube.
La Salle Reims-Thillois
On ne parle plus de « lycée agricole de Thillois » depuis quelques années déjà, « parce que notre enseignement n’est pas uniquement agricole au sens strict, tous ceux qui sortent de chez nous ne deviennent pas agriculteurs », rappelle la directrice Corinne Zaetta, même si les formations proposées dans l’établissement dépendent du ministère de l’Agriculture. En l’occurrence à Reims-Thillois trois filières sont enseignées : production agricole et gestion, transformation alimentaire, aménagement du territoire. Cette année, 235 élèves seront accueillis (chiffre encore fluctuant), soit une vingtaine de moins que l’an dernier ; les demandes les plus fortes concernent les BTS, la baisse la plus sensible affecte les bacs professionnel et technologique.
A.P.
Dans les autres établissements
• Saint-André
Pour le groupe scolaire de la rue Raymond-Guyot, les effectifs sont stables, tant au niveau du collège (575) que de l'école maternelle et primaire (463) dirigée par Annie Rosescou. Le directeur Joël Delatour accueillera trois nouveaux enseignants, et se réjouit des travaux effectués au niveau du self, une mise aux normes qui a coûté 100 000 euros.
• Saint-Louis
La directrice Odile Cousin présentera deux nouvelles enseignantes pour cette rentrée, et accueillera environ 200 élèves, comme l'année dernière.
• Nicolas-Roland
Pas de bouleversements à Nicolas-Roland, après l'arrivée à la rentrée 2011 de la nouvelle directrice Bénédicte Moutarde. L'équipe d'enseignants reste identique, tout comme les effectifs, un peu moins de 150 élèves. Qui verront se mettre en place au mois de septembre des ateliers, pendant le temps de la restauration scolaire. Une bonne façon d'occuper les enfants toujours nombreux à rester à la cantine.
• Sainte-Madeleine
La directrice Sophie Muzerelle accueille une nouvelle institutrice, pour la grande section le vendredi. L'effectif de l'école reste stable à 201 élèves. A noter que la cour a été embellie avec les fresques réalisées par les élèves pour la kermesse 2011.
• Groupe Notre-Dame
C'est le plus gros collège rémois, avec 756 élèves, en progression de 18 unités : le directeur de Notre-Dame, Richard Binninger propose encore une nouvelle option sportive aux collégiens, avec de l'aviron. La section européenne espagnole se poursuit désormais jusqu'en 3e.
Une classe Ulis est également créée, avec 8 élèves, touchés par des troubles des fonctions cognitives. Un brevet d'initiation aéronautique est lancé pour les 3e, avec l'aide de l'Apel, les parents d'élèves. Côté travaux, la restructuration du gymnase débutera à Pâques.
Ceux de l'école primaire sont en revanche terminés, pour les locaux administratifs et ceux de répétition pour la Maîtrise. Il y aura 442 élèves.
En maternelle enfin, la directrice Catherine Brunet garde la même équipe enseignante pour instruire les 123 maternelles, un effectif pratiquement stable. L'été a été propice aux travaux de peinture, avec deux classes repeintes ainsi que la porte d'entrée, toute bleue.
• Sacré-Cœur
Les 1 550 élèves de l'établissement (un effectif stable), qui va de la maternelle à la terminale, auront comme principale nouveauté la rénovation du grand bâtiment central, qui devrait être terminé dans les premiers jours de la rentrée. « Les travaux auront duré deux ans. Il s'agissait de rénovation et d'accessibilité, sur 3 000 m2. Les salles accueilleront l'administration, les labos de sciences, les salles de langue, etc. » explique le directeur.
• Saint-Michel
Du côté de l'école maternelle et primaire, tous les professeurs repartent, et les effectifs augmentent de belle façon, surtout chez les maternelles, avec 378 élèves. La directrice, Liliane Allart, se réjouit de la réussite de la structure petite enfance, pour les 2 ans, créée l'année dernière. « Titou-Vincent » est une structure adaptée à l'enfant, avec une enseignante spécialisée petite enfance, une assistante maternelle, et des stagiaires venues du lycée. « Ce n'est pas encore l'école, les petits n'ont pas besoin d'être propres, mais c'est autre chose que la crèche. »
L'école Saint-Michel a également bénéficié de travaux d'entretien, notamment dans la salle de sieste, mais aussi une mise aux normes et une meilleure gestion de l'espace dans la salle de restauration.
Rappelons que le groupe Saint-Michel comporte aussi un collège et un lycée.
• Saint-Jean-Baptiste de la Salle
Si les effectifs restent stables au lycée (environ 615 élèves), les inscriptions sont en augmentation au niveau de la seconde technologique. Une classe prépa va s'ouvrir en arts appliqués, hors contrat, avec 18 étudiants.
•Jeanne-d'Arc
Entre l'école primaire, le collège et le lycée professionnel, le groupe Jeanne d'Arc approche doucement des 1 000 élèves, avec 930 pour cette rentrée. « Nous avons une hausse notamment dans le primaire et au collège, et une stabilité au lycée », souligne le directeur. Les travaux ont concerné surtout l'école, avec les bâtiments de l'élémentaire, qui seront totalement rénovés fin décembre. Rappelons que la maternelle a intégré ses nouveaux locaux en mars.
A noter pour les lycéens que le bac pro logistique sera désormais enseigné à Oehmichen Châlons pour la Marne, et que Jeanne-d'Arc ouvre, en remplacement, un bac Accueil-relations-clients-usagers.
G.F.
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