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Le soutien scolaire a la cote

Publié le lundi 29 août 2011 à 06H21 - Vu 138 fois


A une semaine de la rentrée, le centre d'aide aux devoirs

A une semaine de la rentrée, le centre d'aide aux devoirs


Les stages de révision scolaire font le plein. Remise à niveau, désir de réussite… les jeunes Rémois sont de plus en plus nombreux à s'inscrire.

ILS sont tout bronzés. C'est tout juste s'ils n'ont pas encore du sable dans les baskets et pourtant ils sont déjà en train de plancher sur le programme de l'année scolaire à venir. Les jeunes Rémois qui finissent l'été par un stage de révision sont de plus en plus nombreux. « On enregistre une hausse de fréquentation de 10 à 15 % par an depuis 6 ans », indique Gilles Liverneaux, responsable du centre ECL* situé rue du Barbâtre.
A 10 heures du matin, la salle est pleine. Une demi-douzaine de grandes tables ovales, quatre élèves maximum autour d'un professeur, les cerveaux fument…
« Nous recevons deux types d'élèves. Certains viennent parce qu'ils rencontrent des difficultés dans une matière ou l'autre. D'autres sont là pour être encore meilleurs et atteindre des objectifs. Par exemple, j'ai chaque année des lycéens qui s'inscrivent dans le but d'obtenir une mention très bien au bac. »
Il faut ajouter les jeunes poussés à la réussite par les parents : « Cela existe. Une maman m'a demandé récemment de faire réviser son fils sur le thème de la dissertation et du commentaire littéraire. J'ai jugé bon de lui faire remarquer qu'il n'était qu'en 5e… »
ECL reçoit les élèves pendant les vacances mais aussi tout au long de l'année scolaire. C'est le seul centre de ce type sur la place de Reims. « Il existe plusieurs organismes qui proposent des cours à domicile. Le fait que les jeunes viennent au centre est, selon moi, un avantage. Venir oblige l'ado accro au cocktail console/ordi/télé à sortir de son contexte et son territoire. Il trouve ici une ambiance différente de l'école. Plus détendue. »

17 euros de l'heure

Ce sont plutôt les enfants de familles aisées qui profitent de ces coups de pouce à l'étude mais pas seulement : « Je travaille en collaboration avec le CCAS de la Ville qui m'envoie des élèves. Leurs parents versent une somme symbolique. Cela me permet d'assurer une mixité au sein du centre. J'ai notamment une jeune fille de 13 ans et demi issue d'un quartier défavorisé qui s'est fixée comme objectif de devenir médecin. Grâce au dispositif de la Ville, elle vient rattraper son retard en maths ».
Pour les autres, il faut compter en moyenne 17 euros de l'heure. Les cours sont personnalisés en fonction des besoins de chaque élève, les professeurs ont divers profils : « Environ la moitié enseigne en établissement. D'autres sont encore étudiants mais à un niveau élevé, d'autres encore ont un profil plus atypique ».
Il faut savoir enseigner mais aussi, dans certains cas, gérer des élèves difficiles en échec scolaire et au comportement limite : « Nous avons parfois des cas durs. En général je les aime bien. Ils sont plus difficiles à motiver mais quel bonheur quand ils progressent ».
C.F.
*ECL : Ecole Collège Lycée

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