Laure, dans la galère, a trouvé un soutien auprès de l'association Passerelle /« Je dois me battre »

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Publié le mardi 09 février 2010

Laure finit toujours par s'arranger avec les organismes pour payer ses factures… en retard.

Laure finit toujours par s'arranger avec les organismes pour payer ses factures… en retard.

Remi WAFFLART

LAURE est tombée « dans la galère » il y a un peu plus de deux ans. Après que le père de ses enfants l'a quittée, « du jour au lendemain ». Depuis, chaque jour est une épreuve. Payer les factures, manger, faire plaisir aux enfants… avec 1.000 euros par mois pour faire vivre sa famille (revenus tirés du RSA, des allocations et de 8 heures de ménage par semaine), tout est devenu un challenge quotidien.

« Les fins de mois sont difficiles », reconnaît Laure, originaire de Reims. « Et puis, c'est difficile quand mes trois enfants réclament des choses que je ne peux pas leur offrir… » N'ayant plus droit à l'aide alimentaire, elle s'est tournée vers un ami, qui lui apporte à manger régulièrement. Pour les factures, elle recourt aussi au système D : « Je finis toujours par m'arranger avec les organismes pour payer mes factures, même en retard. Comme ce mois-ci… La plus élevée ? Celle du gaz. Celle de l'eau aussi est importante car avec trois enfants à charge, je dois faire de nombreuses lessives. » En ce qui concerne ses découverts, « réguliers », Laure s'est aussi « arrangée » avec sa banque.



Rajouter un pull




C'est d'ailleurs à l'occasion d'un entretien avec sa banquière que la mère de famille a découvert l'association des Points Passerelle. « J'ai rencontré Marc Garnier, de l'association, qui m'a fait un dossier de médiation solidaire. Cela m'a permis de regrouper toutes mes dettes en attendant que je puisse les payer. J'ai connu des moments très difficiles. Passerelle m'a beaucoup aidée. » Pour Laure, qui se définit comme « une battante », pas question de baisser les bras. Alors, quand M. Garnier lui a parlé du Kit énergie solidaire (voir encadré), initié par EDF et Passerelle, elle a dit oui immédiatement, comme dix-neuf autres familles de la région. « Je suis volontaire pour payer des factures moins élevées ! Si cela peut me permettre de faire des économies d'énergie et donc d'argent… » Laure fait déjà de nombreux efforts, comme rajouter un pull, baisser le chauffage… « Je demande souvent à mes enfants de faire attention, d'éteindre la lumière, de consommer moins d'eau. Ils ne comprennent pas toujours, alors je rouspète ! C'est compliqué au quotidien. Mais je dois me battre pour eux. »



Marion DARDARD

Plus de renseignements au Point Passerelle de Reims, 7, rue des Capucins.

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le chevalier de...

Reims

10/02/2010 à 07h42

Les situations comme celle de Laure sont malheureusement de plus en plus nombreuses, mais il y a aussi ceux qui ne s'en sortent pas et qui deviennent des SDF. En France, il y a 5000 décès par an sous X, de personnes à la rue non identifiées. Bon courage à Laure, en espérant qu'un jour les choses s'améliorent pour tous...

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