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La seconde bataille de Valmy

Publié le dimanche 02 septembre 2012 à 11H00 - Vu 197 fois


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Les jeunes Vouzinois s'étaient associés à une reconstitution cinématographique de cet événement.

Les jeunes Vouzinois s'étaient associés à une reconstitution cinématographique de cet événement.


Un remake de la bataille de Valmy a été tenté il y a maintenant près de 24 ans. Une opération qui s'est révélée délicate, raconte Gilles Deroche dans cette « bribe ».

LE Vouzinois est une région qui joua un rôle stratégique important avant la célèbre bataille de Valmy. On se souvient du recul des troupes de Dumouriez, surpris à Grandpré, du repli de Chazot à la Croix-aux-Bois, de la mort du prince de ligne à la Hobette, de la débandade des troupes révolutionnaires à Montcheutin et enfin des exactions des immigrés à l'issue de la bataille à Voncq, inaugurant le destin de martyre de ce village.
Les élèves du lycée de Vouziers s'associaient avec enthousiasme à une reconstitution cinématographique de cet événement historique qui s'était déroulé le 20 septembre 1792, à quelques kilomètres de Sainte-Menehould.
Pierre Bouillet, professeur de lettres au lycée Mazaryk, où il dirigeait une troupe de théâtre, s'était lié de sympathie avec Denis Guénoun, directeur du centre dramatique national de Reims.
Conduits par leur professeur, les élèves assistaient aux pièces représentées à la maison de la Culture rémoise, et c'est naturellement qu'ils acceptaient de participer à un de ses projets d'envergure.

« Un rêve de Goethe »

Pour les besoins du spectacle théâtral « La levée », prévu pour l'année suivante, bicentenaire officiel de notre Révolution, un court-métrage cinématographique intitulé « Un rêve de Goethe à Valmy » devait être tourné le 7 octobre 1988 sur les lieux mêmes de la célèbre bataille.
Il s'agissait d'un plan séquence -une prise sans interruption - d'une dizaine de minutes réalisé à l'aide d'une grue circulant sur un rail de 200 mètres. Pour les besoins de cette œuvre, Denis Guénoun recruta 3 200 figurants dans une vingtaine de lycées de la région.
Les « troupes » furent conduites sur place par 75 cars et parmi elles se trouvaient les 350 élèves du lycée Mazaryk de Vouziers.
Le jour de la bataille, une « mouzine » transperçait les troupes des deux camps, et 200 ans plus tard les conditions atmosphériques n'étaient guère meilleures.

Magnifique image de la jeunesse

À 10 heures, un vent glacial soufflait autour du moulin et la mise en place des troupes s'avérait particulièrement pénible. Dans une lettre qu'il adressa par la suite aux figurants, Denis Guénoun rendait un hommage mérité à ces nouveaux volontaires : « Votre attitude, dans ces circonstances qui étaient loin d'être faciles, donne une magnifique image de la jeunesse. »
À 14 heures, au moment où le mot « moteur » retentissait, une averse se mit à tomber, rendant inutile l'office des camions-citernes qui devaient permettre de simuler le crachin.
Une deuxième tentative était entamée à 15 h 30, et passé 16 heures, une troisième prise était lancée quand une terrible averse de grêle s'abattait sur les figurants et l'équipe de tournage.

« Coup de cœur, coup de gueule »

L'armée révolutionnaire ne résistait pas à cette attaque atmosphérique et refluait, dans un désordre indescriptible, vers les cars qui opéraient un repli stratégique vers des logis chauffés.
La seconde bataille faisait encore moins de victimes que la première et quelques figurants seulement, pris de malaises, étaient évacués vers l'hôpital de Sainte-Menehould. Le tournage prévu pour le lendemain était annulé, l'équipe de Denis Guénoun estimant que la seconde prise était convenable.
Notre édition du 13 octobre 1988 reproduit les propos de deux élèves de Masaryk, Clarisse Beaudelot et Bruno Faugeras : « De retour à Vouziers nous avons remis nos costumes au placard. Pendant ces deux jours, les éléments étaient contre nous, mais nous n'oublierons jamais nos coups de cœur ou nos coups de gueule, la bonne humeur de chacun et le plaisir partagé d'être ensemble, d'avoir vécu, élèves et professeurs, une grande « fresque » historique. »

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Les dernières contributions


madeleine08

02/09/2012 à 12h42

oui il est possible de raconter cette histoire là comme cela

Moi j'ai une version différente , faire rêver les jeunes en étant figurants ......mais ils furent bien déçus de seulement se retrouver sous une pluie battante avec un sac poubelle noir sur eux.....mon fiston en faisait partie

Pas très glorieux je trouve , le réalisateur avait du monde gratos c'est surtout cela la vérité

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