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La lutte contre la violence à l'école est engagée

Publié le jeudi 25 octobre 2012 à 11H00 - Vu 314 fois


Collège et lycée ont décidé de s'engager par convention et avec de nombreux partenaire  dans une lutte contre les violences scolaires et une recherche d'un meilleur climat de travail.

Collège et lycée ont décidé de s'engager par convention et avec de nombreux partenaire dans une lutte contre les violences scolaires et une recherche d'un meilleur climat de travail.


Après des mois de travail, le collège et le lycée de Sainte-Ménehould ont signé avec de nombreux partenaires une convention par laquelle ils s'engagent à lutter contre les violences scolaires.

SELON un rapport fourni au ministère de l'Education l'an dernier, 1 élève sur 7 est victime de violence en milieu scolaire au plan national. Un enfant harcelé est un élève qui perd ses moyens et qui n'est plus à ce qu'il fait. Pour nombre d'entre eux, la vie, et notamment la vie scolaire, devient un enfer. « Le harcèlement entre pairs » est la forme la plus répandue de violence.
L'Argonne n'est pas une île préservée des tempêtes du monde extérieur. L'an dernier, la cité scolaire de Sainte-Ménehould, qui rassemble collège et lycée, a souhaité savoir à quel point elle était concernée par les phénomènes de violence à l'école. Plutôt que de chercher à savoir combien d'élèves étaient victimes d'injures, de menaces ou de violences physiques, une enquête a été menée dans le but de cerner le climat scolaire et de s'orienter vers un travail massif de prévention.
La démarche a porté sur tout le territoire scolaire et périscolaire. Un diagnostic précis et exhaustif a été effectué auprès de tous les élèves au moyen d'un questionnaire. Une place y était laissée pour des commentaires libres. Lancée avant les grandes vacances de 2011, le processus a abouti cette semaine avec la signature officielle d'une convention intitulée « Mieux vivre ensemble ». Devant tous les partenaires de l'opération, le Dr Mornet, médecin scolaire, a présenté les résultats de l'enquête.

80 % des jeunes veulent que ça change

Ils ont confirmé les problèmes pressentis, en apportant des précisions. Les actes d'incivilités surviennent le plus fréquemment dans les lieux où les adultes sont le moins présents, comme les bus, les toilettes ou encore les vestiaires. Autre élément non négligeable sorti des questionnaires : 80 % des élèves se déclarent prêts à participer à des actions en faveur de l'instauration de meilleures relations.
Les actions menées et restant à conduire ont été présentées par Mme Delouette, travailleuse sociale à la Mutualité sociale agricole. Tout d'abord et naturellement, les élèves du collège ont participé à la restitution des résultats de l'enquête.
Ensuite, des actions dans les transports sont conduites actuellement. La liaison CM2-6e a été renforcée. Les enseignants du cycle 3 et du collège ont, de plus, reçu une formation quant au « cyber-harcèlement ». En effet, comme le souligne le rapport réalisé l'an dernier par Eric Debarbieux : « La technologie décuple la portée que peut avoir l'agresseur en lui permettant d'intimider partout et en tout temps ».
 

Des élèves médiateurs

De plus, les enseignants ont été sensibilisés au problème de l'image et de l'estime de soi. Un travail sur ces thèmes sera conduit auprès des élèves de 5e. Certains de ces élèves poursuivront cette voie en recevant une formation de « médiateur entre pairs ». Un point qui devrait être décisif.
Parmi les nombreuses autres actions qui vont suivre, on peut retenir celles dirigées vers les familles.
En effet, lorsque celles-ci sont touchées, elles ne savent pas quoi faire sinon se taire. D'autres aussi soulignent l'importance cruciale de l'élève témoin d'incivilités. Il est capital parce que sans lui, rien ne peut être entrepris. Mais aussi et surtout car cet élève, c'est tous les autres.
Avant de signer la convention qui les lie dans cette lutte contre la violence, les représentants des différentes institutions partenaires ont salué le travail effectué. Si certains ont insisté sur l'importance de donner des repères face aux messages trompeurs et illusoires des nouvelles technologies, d'autres ont loué le rôle de la liaison parents - écoles. En témoignaient les nombreux parents présents dans la salle.
Parmi les partenaires, on notait la présence de la MSA. Sa représentante a expliqué que son implication allait de soi puisque la dépression qui résulte des violences scolaires est une question de santé publique. Elle se dit confiante quant à la méthode choisie et les résultats qui augurent de « bonnes choses auxquelles elle souscrit ».
Le Conseil général, pour sa part, adhère au projet et a mentionné, si besoin était, qu'il était pilote au niveau national.

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