Publié le jeudi 18 novembre 2010 à 12H00 - Vu 178 fois
Hier, avait lieu le salon HANDploi, un moment privilégié pour permettre aux travailleurs handicapés de rencontrer des employeurs.
CHARLOTTE GILABERT est âgée de 21 ans. Elle est atteinte du syndrome de Little (aussi appelé « diplégie spastique »), une maladie de naissance qui se caractérise par une raideur des membres supérieurs ou inférieurs et une atteinte du système nerveux. C'est donc en fauteuil roulant qu'elle se déplace.
Titulaire d'un bac professionnel secrétariat, préparé au lycée professionnel Camille-Claudel, la jeune Soissonnaise a aussi un 1er niveau de BTS comptabilité (à Nerval).
Afin de trouver un emploi qui correspond à ses attentes et à son handicap, elle a intégré le programme de « Dynamique de choix professionnel » au sein de Retravailler Picardie. « Cela dure trois mois avec trois stages en entreprise » explique Charlotte Gilabert, qui a fait, hier, le déplacement au centre social Saint-Waast où se tenait le salon HANDploi, organisé dans le cadre de la 14e Semaine pour l'emploi des personnes handicapées.
Oublier le handicap
Ce mercredi, son objectif était double. « Je recherche à la fois un lieu de stage, mais aussi un emploi dans le secrétariat- bureautique, ou pour faire de la relation-client, de la vente », confie la jeune femme, aux yeux de laquelle « il faut que l'entreprise arrive à oublier le handicap » lorsqu'elle fait un recrutement. « Être handicapé, c'est quand même un frein à l'embauche », constate-t-elle.
Électricien de formation, âgé de 26 ans, Thomas Mittelette a, lui, été victime d'un accident du travail qui l'a empêché de travailler pendant deux années. Aujourd'hui, l'un de ses bras ne « fonctionne » plus comme auparavant, mais il a pu se remettre en quête d'un travail. « J'aimerais trouver un poste d'électricien. Le souci, c'est que je n'ai pas le permis de conduire. C'est donc ma priorité. Cela ne va pas être simple. Je suis prêt à faire une formation et je ne suis pas fermé sur le type d'emploi qu'on pourrait me proposer. »
Côté entreprises, ce salon était une bonne occasion de trouver des salariés.
Des offres d'emploi
Une dizaine était présente, avec des objectifs affichés de recrutement, comme Euro CRM ou les agences d'Intérim, Quick, McDO, l'AAGDA (lire ci-dessous).
Pour la société Ease, qui n'emploie que des travailleurs handicapés, l'intérêt était, selon Lætitia Vieillard, tout à la fois de « se faire connaître auprès de ce public », mais aussi de trouver des salariés pour les neuf postes qu'Ease propose (électricité, bâtiment, entretien, agents de production).
« Il y a un même un jeune homme que nous recevrons pour un entretien d'embauche dès lundi prochain », confie-t-elle. C'était tout l'intérêt de ce rendez-vous.
Dossier : Philippe ROBIN
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