Publié le jeudi 24 février 2011 à 11H00 - Vu 604 fois
Pauline (à gauche) et Mathilde espèrent trouver sponsors et donateurs pour ce projet qui comporte un volet bucco-dentaire.
VOUZIERS (Ardennes) Six étudiants - dont une Vouzinoise - cherchent des fonds pour rénover une école à Madagascar et y promouvoir l'hygiène bucco-dentaire.
TROIS filles, trois gars. L'histoire commence comme un épisode de Friends. Sauf qu'au lieu de glander toute la journée dans un appart'new-yorkais, notre brochette a attaqué sa deuxième année de médecine à Reims.
Et comme si ce n'était pas suffisant, elle a décidé de se retrousser les manches en pensant un peu à son prochain.
« On ne se connaissait pas, raconte Pauline Dion, originaire de Chestres. Mais on a entendu parler de la possibilité de mener un projet de solidarité locale ou internationale, ça nous a intéressés et on s'est rencontrés comme ça ».
Mathilde, Jeanne, Romain, Lamine et Loïc complètent l'équipe décidée à rendre service. « On nous dit qu'on est des sketches, rigole Matou, la présidente. On s'engueule un peu tout le temps mais on n'est pas rancunier, donc ça va ! Parce que là-bas, il faudra se supporter un mois, dans la même chambre… »
Là-bas, ce sera Madagascar, en juillet prochain. Le projet élaboré aura pour cadre une école d'Antananarivo, que la bande s'est mis en tête de rénover.
Un devis précis a été établi, plan à l'appui : le sérieux ne manque pas, comme l'atteste la brochure réalisée par les étudiants. L'opération comporte deux volets supplémentaires. D'abord, une sensibilisation à l'hygiène bucco-dentaire consistera à apporter aux écoliers « des brosses à dents et des dentifrices pour un an. Si les gens ont des échantillons gratuits, ça peut nous intéresser. »
Il manque encore 6.000 euros
Ensuite, un échange culturel se nouera avec le collège de Verzy (Marne) sous la forme d'une correspondance entre élèves français et africains.
Grâce au Secours populaire, les six étudiants ont obtenu des contacts sur place. Reste le problème n°1 : le budget.
Nos amis se démènent : vente de gâteaux de 8 à 20 heures, de bonbons dans les amphis, démarchage des cabinets de médecins… Un des gars se souviendra de sa première visite chez le gynéco ! « Parfois, on attend une heure et on nous envoie paître… et bien loin ! » rigolent les deux filles.
Tous les coups de mains seront les bienvenus : « On doit chercher 6.000 euros. Mais on étudie toutes les aides et avec les sponsors, tout sera négociable ! »
Sur leur promo d'environ 200 étudiants, seule une dizaine a fait le choix de sacrifier un mois de vacances pour penser aux défavorisés. Ça mérite bien qu'on les encourage, non ?
Contact : Pauline Dion au 06.61.38.95.09. Courriel : solidaritemada51@gmail.com CEMR Madagascar, 51 rue Cognacq Jay 51100 Reims. Sur Facebook : Solidarité Madagascar-Reims.
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