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Douleur et hypnose médicale Ne vous laissez pas endormir !

Publié le mercredi 08 février 2012 à 12H00 - Vu 156 fois


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Elèves en écoles d'infirmières, confrères, patients déjà convaincus ou curieux d'en savoir plus,  tous ont écouté le docteur Andriamihamisoa parler de l'hypnose médicale.

Elèves en écoles d'infirmières, confrères, patients déjà convaincus ou curieux d'en savoir plus, tous ont écouté le docteur Andriamihamisoa parler de l'hypnose médicale.


Le docteur Tsiry Andriamihamisoa, chef des urgences de l'hôpital, pratique l'hypnose médicale pour soulager la douleur. Sa conférence a fait le plein, lundi soir.

LE docteur Tsiry Andriamihamisoa a tenu son auditoire bien éveillé, lundi soir, lors de sa conférence sur « la douleur et l'hypnose médicale » présentée à la salle Victor-Leducq. Plus de 160 personnes avaient bravé le froid pour en savoir plus sur cette technique médicale que pratique le responsable du service des urgences de l'hôpital de Chauny, spécialiste de la douleur.
Veille paradoxale
Le praticien a, d'entrée, délivré un message à l'assistance et s'il ne fallait retenir qu'une seule chose de ce brillant exposé, il voudrait, a-t-il dit, que ce soit cette affirmation : « L'hypnose médicale n'a rien à voir avec l'hypnose de spectacle. » Autrement dit, lorsque le spécialiste de la douleur pratique l'hypnose sur un patient, ce dernier ne dort pas, il est, au contraire, en état de « veille paradoxale ». Et prenant à témoin dans la salle ceux qui ont déjà expérimenté, l'intervenant a insisté sur ce point : « Les gens m'entendent tout au long de la séance. » Séance qui pour la première fois dure environ trois quarts d'heure. L'objectif, a poursuivi le praticien, est que le patient parvienne « à entrer lui-même en auto hypnose ». C'est pourquoi si la technique est efficace, les séances suivantes sont de plus en plus courtes : quinze puis cinq minutes… Mais la personne qui demande une prise en charge de sa douleur doit coopérer. Si elle ne parvient pas à se concentrer, « à focaliser son attention sur un point », a expliqué l'intervenant - citant l'exemple d'une maman préoccupée par un enfant malade - l'hypnose ne fonctionnera pas. En revanche, dans le cas de ce maçon atteint d'une fracture de la jambe sur un chantier, l'hypnose pratiquée par le docteur Tsiry Andriamihamisoa a fonctionné malgré un environnement peu favorable.
Le bon moment
« L'hypnose n'est pas quelque chose de surnaturel », a conclu le docteur Andriamihamisoa avant de se livrer à un petit exercice sur quatre femmes volontaires parmi l'assistance. « Je ne suis pas un charlatan, je n'ai pas désigné, par avance, ces personnes », a-t-il commenté avec humour, faisant de nouveau allusion à « l'hypnose spectacle ». Le docteur Tsiry Andriamihamisoa avec beaucoup d'humilité s'est présenté comme « débutant » dans la pratique de cette technique. Il a, cependant, accepté d'en parler, lundi soir, à l'invitation du Club international Inner Wheel parceque dit-il « c'est le bon moment ».
Le sujet est régulièrement évoqué dans des émissions consacrées à la santé et le docteur Andriamihamisoa de lancer, « l'année prochaine, vous allez voir ! »
Graziella BASILE
Gbasile@journal-lunion.fr

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