Publié le samedi 20 novembre 2010 à 12H00 - Vu 66 fois
Alain Trugeon (derrière le pupitre), de l'Observatoire régional de la santé et du social de Picardie (OR2S), expose les travaux qu'il a menés avec son équipe sur le diagnostic santé de la Picardie aux élus et aux professionnels de la santé. Un examen commandé par la Région, représentée ici par Mireille Tiquet (assise au centre), vice-présidente en charge de la santé et du territoire.
ILS se suivent et se succèdent depuis mars 2009 sur le territoire de la Picardie. Des forums de santé sont organisés par le conseil régional dans chaque pays. Le 13e, sur dix-huit en tout, s'est tenu jeudi à la Maison des arts et loisirs de Laon. Ces diagnostics réalisés par l'Observatoire régional de la santé et du social (OR2S) doivent conduire à définir des actions prioritaires pour améliorer le système de santé. Et ainsi « permettre à tout Picard d'accéder à une offre de soins de qualité », a tenu à souligner Mireille Tiquet, vice-présidente en charge de la santé et du territoire au conseil régional.
Alors, que ressort-il de ces travaux ? Quelles sont les forces et les faiblesses du Grand Laonnois ?
En voici un petit aperçu.
Points positifs
n Les enfants de 2 ans et les personnes âgées de plus de 65 ans sont plus nombreuses à être vaccinées - les premiers pour la diphtérie, le tétanos ou la rougeole et les seconds pour la grippe - que sur l'ensemble de la région.
n 58,8 % des femmes se font dépister pour le cancer du sein. Une participation supérieure au département (53,2 %) et même à la France (52,8 %).
n Le nombre de bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie (Apa), destinée aux personnes de plus de 60 ans ayant besoin d'aide, est inférieur sur le pays comparé à la région (104,7 contre 133,3 pour 1 000 personnes de plus de 75 ans).
Ni positif ni négatif
n Le Grand Laonnois enregistre un indice conjoncturel de fécondité de 2,08 enfants par femme contre 2,10 dans l'Aisne et 1,90 en France. Mais la part de grossesse chez le mineur, de 11,9 pour 1 000 naissances, est importante.
n Le taux d'allocataires du RMI est de 30,8 pour 1 000 ménages, plus faible que celui de l'Aisne et de la France.
n Les admissions en affections de longue durée pour hypertension artérielle sévère sont moins nombreuses que dans le département et au niveau national : 142,3 pour 1 000 contre 149 et 170,2. Mais cela peut aussi bien résulter d'une situation sanitaire meilleure que d'un non-diagnostic.
Points négatifs
n Le revenu net imposable moyen annuel en 2006 est de 18 872 € contre 21 930 € en France.
n Les allocataires de prestations comme l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) ainsi que les bénéficiaires de la couverture maladie universelle sont plus nombreux qu'au niveau national.
n Les décès à cause de tumeurs et maladies cardiovasculaires sont nombreux.
n Le taux de mortalité dû à l'alcool et au tabac est plus élevé qu'en France : 45 et 151 pour 1 000 contre 35,8 et 134 pour 1 000
n Les décès par accident de circulation sont de 17,9 pour 1 000 dans le Grand Laonnois contre 14,3 sans l'Aisne et 10,4 en France.
n La densité des praticiens médicaux, médecins généralistes et spécialistes et des chirurgiens dentistes dans le Grand Laonnois et dans l'Aisne est inférieure aux chiffres nationaux.
Soit 8,5 - 4,3 - 4,4 pour 1 000 contre 11,1 - 8,8 - 6,2 en France.
Par ailleurs plus de trois médecins généraliste et spécialistes sur cinq ont 55 ans et plus.
Lélia BALAIRE
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