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Des transsexuels dans une résidence d'hommes d'affaires

Publié le mardi 23 février 2010 à 10H41 - Vu 1467 fois


La résidence hôtelière Séjours & Affaires Clairmarais, située à l'angle de la rue de Courcelles et de la rue Édouard Mignot. Salomé est, désormais, en Normandie après avoir passé une semaine dans la résidence rémoise.

La résidence hôtelière Séjours & Affaires Clairmarais, située à l'angle de la rue de Courcelles et de la rue Édouard Mignot. Salomé est, désormais, en Normandie après avoir passé une semaine dans la résidence rémoise.


Grâce à Internet des prostitués « travaillent » tranquillement dans une résidence réservée normalement à l'hébergement d'hommes d'affaires.

LA résidence hôtelière Séjours & Affaires Clairmarais, située à l'angle de la rue de Courcelles et de la rue Édouard Mignot, accueille des résidents toute l'année pour des séjours d'affaires ou touristiques. Elle bénéficie d'un emplacement privilégié à Reims : à proximité du Centre des Congrès en centre-ville mais aussi à deux pas de la gare.
Logiquement, commerciaux et autres hommes d'affaires y séjournent lorsqu'ils travaillent sur Reims mais là, c'est un tout autre business qui leur était proposé. Car les lieux, dont le fonctionnement est proche de celui d'un hôtel, regorgent de professionnels de la prostitution de tout genre : femmes, travestis mais aussi de beaucoup de transsexuels.
C'est grâce aux trottoirs du net et plus précisément au site « Vivastreet », dont l'Union avait déjà dénoncé le fonctionnement lorsque des prostituées opéraient dans un appartement de la rue Chanteraine dans le quartier Saint-Rémi près de la basilique, que le réseau de prostitution s'est ancré. Et, plus d'un an après, ce supermarché du tapinage s'est encore développé.
Sur les trottoirs du net
Chaque semaine un roulement est mis en place dans certains hôtels rémois, dans des appartements privés et désormais dans cette fameuse résidence d'affaires. Outre les prostituées classiques, un réseau assez particulier y a vu le jour, celui des transsexuels.
La clé d'accès, c'est le site « Vivastreet » qui propose diverses annonces par région mais aussi par ville. En deux clics apparaissent les annonces rémoises. Là, à la rubrique « rencontres » se trouvent deux choix réservés aux plus de 18 ans : « sans lendemain » et « erotica ».
Sur erotica, photo à l'appui, surgissent de nombreuses annonces de femmes et de transsexuels. Comme « Transsexuelle Salomé en Reims. Uniquement et exclusivement pour vous. Trans magnifique avec un superbe corps. Je t'attends de 10 heures à 22 heures pour moment détente avec massages Rue Édouard Mignot 51100 Reims Appelez-moi et vous ne regretterez pas !!! Appelez-moi au 06… une demi-heure d'avance. Pour plus de photos regarde mon site salome.escort-site.com »
100 euros la passe
Trois sonneries suffisent pour que Salomé, se montre peu avare de précisions au téléphone. Une voix d'homme à l'accent brésilien volontairement féminisée roucoule « Bonjour, je propose pour 100 euros massage avec finition… ». Suivent les détails de la finition, le catalogue complet du fonds de commerce de la prostituée audacieuse mais traditionnelle avec le plus « made in Salomé » qui assure ne pas avoir été opéré.
Autre annonce, autre trans. Cette-fois c'est Cécilia, originaire d'Argentine, qui comme Salomé, propose des massages et tiens le même discours au téléphone dans un français encore plus approximatif. Le tarif est le même, 100 euros et les spécialités identiques. Mais surtout, c'est le lieu de la passe qui reste identique : rue Édouard Mignot, Résidence Clairmarais !
Bien que très nombreux les transsexuels n'ont pas l'exclusivité des annonces de Vivastreet. Il y a aussi de vraies femmes. Tout ce beau monde recevant dans la joie à résidence hôtelière Séjours & Affaires Clairmarais.
Thierry ACCAO FARIAS

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Les dernières contributions


Boulara

24/02/2010 à 16h33

A quand des résidences pour femmes d'affaires ? Mais je me pose cette question est-ce ouvert aussi aux ouvriers ? En tout cas, j'espère que ces prostituées ne sont pas contraintes par des proxénètes et esclaves ?

tatakikine08

23/02/2010 à 20h54

Bravo pour ce genre de publicité car je ne le savais pas mais maintenant si je désire un plus dans ma vie sexuelle (avec ou sans mon époux) je saurai où aller, enfin non même pas, puisque cela n'est réservé QUE pour les hommes d'affaires, et les femmes d'affaires justement... Il y a quoi?

marinachalonnaise

23/02/2010 à 19h08

Votre réponse dénote l'amorce d'une envie d'essayer de comprendre certaines choses... Le problème est simple.. D'un côté, il y a des gens, qui n'ont pas dépassé le stade (pas de Reims.. c'était mes années d'enfance... Kopa, Piantoni, Fontaine... etc.) du zinc du café du commerce et qui considèrent que tou(te)s les trans sont des taré(e)s juste bon(ne)s à flinguer ou à sauter pour se donner du plaisir... et d'autres qui peuvent éventuellement penser que NOUS pouvons avoir des DROITS équivalents à ceux de n'importe quel individu "normal" vivant dans notre "Etat de droit"...
C'est notre "mission" (désolée pour le côté grandiloquent de la chose) que d'essayer de faire évoluer les mentalités par l'EDUCATION !
Moi même, femme d'origine non génétique, je connais au moins une personne comme moi dans votre belle cité rémoise qui n'est ABSOLUMENT PAS caricaturable par l'article qui provoque mes commentaires...
Occupant une fonction tout à fait "banale" dans le domaine sportif, elle est cependant en grande crainte d'être "assimilée" aux clichés: TRANS=PUTE...
C'est CA la DISCRIMINATION au quotidien ! Non, toutes les "trans" ne sont pas des prostituées, droguées, dealeuses, sidaïques et je ne sais quoi d'autre (lesquelles sont d'ailleurs autant respectables que moi même !)..

Signé: Prof de l'enseignement supérieur, payée par l'Etat, et pourtant "transsexuelle" (opérée depuis pas mal de temps...)

Caphi

23/02/2010 à 16h17

Bonjour,

Au-delà de l'information "croustillante" pour vos lecteurs, il serait bon aussi de les éclairer sur la condition des transsexuel(le)s ; cela éviterait les amalgames facheux et l'ostracisation dont elles-ils sont victimes.

Journaliste et transsexuelle, j'ai créé un portail consacré à la TRANSIDENTITE (appelée improprement transsexualité) pour faire face à l'incompréhension, voire pire aux discriminations que nous subissons quotidiennement :

http://caphi.over-blog.fr

Revue de presse et de blogs, vous y trouverez toute l'actualité autant en France que partout dans le monde ainsi que des dossiers thématiques sur cette "population" discriminée, objet autant de fantasmes que de rejets et pourtant si peu (et surtout) si mal étudiée ou trop souvent maltraitée par des médias racoleurs.

"Différences" est aujourd'hui le blog de REFERENCE FRANCOPHONE sur la TRANSIDENTITE.

Merci de votre attention
caphi
http://caphi.over-blog.fr
("Différences")

lentarteur

23/02/2010 à 15h08

Réponse à Marinachalonnaise.
D'accord pour tous les droits d'un être humain. Pour autant, je ferais la différence entre le transsexuel qui s'est fait opérer dans le but de satisfaire les fantasmes de certains dans le cadre d'une activité de prostitution et celui qui l'est de naissance. Dans le second cas, je reconnais que cela ne doit pas être facile à vivre à tous points de vue.

marinachalonnaise

23/02/2010 à 12h50

Bon, puisque les liens sont squeezés par le journal, recherchez "Droits de l'Homme et Identité de Genre" sur google (votre ami...), avec Hammarberg (Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe) si ça ne suffit pas ... et vous verrez vraiment de quoi il retourne !

"Qui sont vraiment ces "transsexuels"?" pourrait être le titre d'un article intéressant à venir... Vous y apprendriez que parmi elles (et eux), on trouve des gens de toutes catégories sociales et dans toutes les professions, et que la conductrice de votre TGV, la greffière de votre tribunal, l'éducatrice sportive qui vous apprend le tir à l'arc, la professeur d'économie du lycée de votre fils, l'infirmière de l'hôpital où vous êtes allé vous faire soigner ou la vétérinaire qui a opéré votre chat sont des personnes transidentitaires, parfaitement intégrées, tout autant que la petite serveuse du restaurant administratif, la conductrice du bus urbain de la préfecture de votre département, ou l'employé de banque cravaté derrière son guichet...

french_redneck

23/02/2010 à 12h40

Comme aucun politique n'a les "corones" suffisantes pour instaurer des lieux dédié au commerce du sexe, il faut bien que cela se déroule ailleurs, soit dans des lieu sordides, au risque de se faire assassiner, souvenez-vous de la jeune polonaise de la N44. Soit dans des lieux plus accueillants.
Comme la loi pondue par notre petit timonier, alors ministre de l'Intérieur, n'a eu aucun effet... Je me pose toutefois une question, cet article dénonce, OU communique le moyen de trouver "sa pantoufle de verre"? Car que de détails inutiles.

marinachalonnaise

23/02/2010 à 11h57

Il y en a un peu MARRE de réduire la transidentité, pour le commun des mortels, à des questions de prostitution, etc! Certaines circonstances de la vie obligent, du fait de la DISCRIMINATION ÉTATIQUE et INSTITUTIONNELLE, un certain nombre de transsexuel(le)s à pratiquer "le plus vieux métier du monde", CE N'EST PAS UNE GÉNÉRALITÉ! "Qui sont vraiment ces "transsexuels"?" pourrait être le titre d'un article intéressant à venir... Il y a un réel besoin de démystification, dédramatisation, d'éducation des gens pour qu'ils cessent de ne regarder les personnes transidentitaires que comme des bêtes de cirque, ou des créatures pour carnavals, mais qu'ils les voient simplement comme des être humains qui DOIVENT AVOIR EXACTEMENT TOUS LES DROITS qui sont ceux des autres êtres humains.

le chevalier de...

Reims

23/02/2010 à 11h53

Oh ! les vilains termes. Une résidence pour hommes d'affaires, cela n'était vraiment pas tendance. Résidence pour femmes d'affaires aurait été tout juste moderne.
Le titre de l'article ne résume-t-il pas, à lui seul, un problème de société ?

lentarteur

23/02/2010 à 11h40

Ça change de la petite passe "vite fait" dans un endroit sordide. Que ce soit pour une relation homo, hétéro ou transsexuelle, il y aura toujours des amateurs et parfois (il faut le dire) pour de bonnes raisons, surtout quand il s'agit de l'amour "tarifé". Ne convient-il pas de réouvrir les maisons closes, afin de mieux contrôler la prostitution? Certains le pensent. Marthe Richard, la veuve qui clôt (vilain jeu de mots) en cassant le thermomètre, n'a pas fait baisser la fièvre du malade. Juste une question: Dans l'hypothèse d'une réouverture, qui serait le maquereau ou la maquerelle en chef; le commissaire de police, le maire ou le ministre de la Santé?

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