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Des binômes Français/étrangers / Un pote étudiant, ça aide énormément

Publié le jeudi 02 février 2012 à 12H00 - Vu 211 fois


Silvie (ici avec son « pote » Hervé) : « Ça m'a beaucoup aidée, surtout les premiers jours ».

Silvie (ici avec son « pote » Hervé) : « Ça m'a beaucoup aidée, surtout les premiers jours ».


REIMS (Marne). Un étudiant français en binôme avec un étudiant étranger : l'Urca poursuit cette formule de parrainage engagée l'an dernier.

VOUS vous imaginez jeune étudiant débarquant avec vos valises dans un pays étranger ?
« Pour beaucoup c'est tout un choc culturel à surmonter, commente Laure Castin, chef du service des relations internationales de l'Urca : au-delà de l'obstacle de la langue, vous avez des façons de penser différentes, des méthodologies de travail différentes… »
Conscients de ces difficultés, qui ne font que se multiplier au rythme de la mobilité estudiantine, le service de Mme Castin a donc repris à son compte l'idée de parrainage d'un étranger par un autochtone, système déjà pratiqué ailleurs que dans l'Hexagone : on forme ainsi des duos, et on appelle les partenaires des buddys en langage international, c'est-à-dire en français des « potes ».

On a fait la fête ensemble

Les premiers de ces duos ont été mis en route à la rentrée de septembre. Silvie, jeune tchèque venue à Reims faire du droit, en a été enchantée ; elle s'est retrouvée confiée à Hervé, étudiant en communication : « Ça m'a bien aidée, confie la jeune fille avec enthousiasme, surtout dans les premiers jours, pour m'orienter dans les affaires d'assurance, de logement, de cité universitaire, de cartes de bus… Et puis on a aussi fait la fête ensemble. » Si le jeune homme s'est montré aussi impliqué, c'est qu'il a connu la situation de l'autre côté de la barrière, alors qu'il arrivait en Slovaquie : « Là il n'y avait pas ce genre de parrainage, je n'ai eu aucune aide, je me suis rendu compte de ce que ça peut représenter comme difficultés… »
Alors il est vrai que ça ne marche pas toujours aussi bien. Jana, jeune allemande, avoue qu'avec sa « pote » (une fille elle aussi), « nous n'avons pas fait grand-chose ensemble ; on s'est rencontrées deux fois seulement et échangé des courriels, c'est tout. » Question d'affinités sans doute…
Cela dit le dispositif donne globalement satisfaction, c'est pourquoi on vient de le reconduire : une trentaine de duos ont été ainsi constitués pour les étrangers arrivant au second semestre.
Voilà qui devrait aider ces visiteurs à garder un bon souvenir de leurs études champenoises.

Antoine PARDESSUS

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