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Déménagement du campus sciences : « Ce n'est pas l'argent qui manque ! »

Publié le jeudi 19 juillet 2012 à 09H28 - Vu 702 fois


Le campus du moulin de la Housse. Le président de l'Urca ne voit pas  son déménagement à Croix-rouge réalisé avant l'horizon 2020.

Le campus du moulin de la Housse. Le président de l'Urca ne voit pas son déménagement à Croix-rouge réalisé avant l'horizon 2020.


REIMS (Marne) Si le dossier du « grand campus Croix-rouge » va demander du temps, c'est en raison de sa complexité ; le financement, lui, sera assuré.

LE futur grand campus de Reims à Croix-rouge, le président de l'Urca le voit réalisé à l'horizon 2020. Plus tôt, cela lui paraît difficile. Pas pour des questions de financement, car là-dessus Gilles Baillat est formel : « Ce n'est pas l'argent qui manque pour ce projet ; le contrat de plan État-Région 2014-2020 en fournira l'essentiel. »
Non, si ce dossier va mettre autant de temps à se concrétiser, c'est en raison de sa très grande complexité, tout simplement.
Le président cite un exemple : la localisation de la présidence et des services centraux de l'université. Ceux-ci sont actuellement répartis entre la villa Douce du boulevard de la Paix et deux ou trois autres sites dans Reims. Ils ont vocation à se regrouper sur le futur grand campus.

Où sera le milieu ?

« Mais où ? interroge le président. Une première option serait de les mettre à l'entrée du campus, soit près de la corolle (ce que d'autres appellent les 'coquilles', qui abritent les amphis, ndlr) ; une seconde option serait de les mettre au milieu du campus. Mais où serait ce milieu ? »
C'est bien là le hic. Car autant on sait que l'emprise du site actuel à Croix-rouge sera insuffisante pour absorber le moulin de la Housse (IUT compris), les services centraux, l'IUFM et autre école supérieure d'ingénieurs (Esi), autant on ne sait pas encore dans quelle direction le campus actuel doit et va s'agrandir.
Là encore, plusieurs hypothèses sont possibles : occuper l'espace que RMS laissera vacant après son déménagement ; ou pousser en direction des immeubles qui font face au supermarché de l'hippodrome, immeubles appelés à disparaître à terme ; 3e possibilité, une extension en direction de Bezannes et la gare TGV, sur des terres agricoles au-delà de l'actuel Creps. Tant que ce choix primordial n'est pas fait (on pourrait aussi avoir un panachage de deux de ces options), il sera difficile d'avancer, estime le président Baillat.
Difficile d'installer la présidence, comme on l'a vu, mais aussi la future maison de l'étudiant, prévue elle aussi dans le projet. Il appartiendra au chef de projet de trancher ; l'intéressé, désigné début juillet, s'attellera à la tâche dès le mois d'août.
 

Antoine PARDESSUS
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Les dernières contributions


ares

19/07/2012 à 17h56

On apprend dans cet article que le site Croix-Rouge est de toute façon trop petit. Va-t-on réellement y gagner alors, à déplacer le site Sciences sur Croix-Rouge, puisque de toute façon tout n'y tiendra pas ?

Si les locaux du site Sciences sont dans un triste état, le site a l'avantage d'être très vaste et aéré. Une concentration sur Croix-Rouge ne risque-t-elle pas de transformer le site, déjà très triste, en un monstre de béton ? Pourquoi ne pas reconstruire sur le Campus Sciences dans ce cas ?

anne.bak

19/07/2012 à 17h07 | 2

Poupinette : si j'en parle, c'est que je connais justement. J'ai fais 8 ans d'études dans cette fac, donc 3 ans plein en laboratoire de recherche. Et croyez bien que la présidence, ça ne sera pas le plus complexe à déménager !

Le problème du campus sciences ce n'est pas qu'il n'est pas beau, c'est été construit en dépit du bon sens le plus élémentaire.

Quand on se fait répondre que ça coûte trop cher ou que c'est trop compliqué de mettre un bâtiment aux normes de sécurité les plus élémentaires, ça me fait bien rire (jaune) ces pseudo-problèmes administratifs

Un beau campus pourquoi pas, mais il risque fort de ressembler à une coquille vide : il y a de moins en moins d'étudiants dans les filières scientifiques, la fac de Reims n'est pas très attractive à ce niveau.

Poupinette22

19/07/2012 à 16h42

Ami(e)s lecteurs, quand on ne sait pas, on ne parle pas ! Il s'agit d'un sujet complexe, et réunir l'ensemble des bâtiments sur un campus permettrait d'avoir un beau campus, comme bcp de villes l'ont fait auparavant...et les étudiants en sont bien contents ! Et cela ferait des économies en terme d'énergie (chauffage, éclairage) et aussi (hélas) de personnel ! Pour les coquilles, elles sont classées, et depuis 10 ans j'entends tjr la même chose, mais sachez que ces amphis sont très bien (surtout depuis les rénovations suite aux pb d'amiante) !

Danton Q

19/07/2012 à 16h22 | 1

Bravo anne.bak.
Dire que le problème essentiel est de savoir où mettre la presidence; c'est prendre les gens pour des cons.

Avec la fusion avec Amiens, le milieu est peut être à Chauny ou Laon...

Il serait plus vrai de dire qu'on nage dans le flou total, que personne n'est capable d'avoir une vue à long terme du développement de cette université qui aura peut être disparu en 2020.

Comme 2020 sera bientot 2030, inutile de se poser trop de questions.

Pour l'avenir des coquilles, je crois savoir que 3 amphi ont été retapés et sont utilisés par la fac de.... médecine.

anne.bak

19/07/2012 à 13h37 | 3

S'ils considèrent que déplacer les parties administratives est le problème principal, c'est bien mal parti !
Parce que se demander "où est le milieu du futur campus non construit", ça relève plus du sujet de philo qu'autre chose !
Ne faudrait-il pas déjà réfléchir à l'utilité de ce déplacement, à son coût (quand on voit l'état des bâtiments du campus sciences et le manque de moyen des labos de recherche) ?
Le dernier bâtiment "neuf" de la fac de sciences n'est déjà pas aux normes de sécurité (et n'y a jamais été), pourquoi en construire un autre ailleurs ? Si le déménagement des laboratoires de recherche est géré par ce genre d'incompétents, bientôt on aura des chercheurs SDF !

Entre ça, le campus de Lettres qui se casse la figure depuis des années et la parasitisme de Sciences-Po (pour lequel la question existentielle est "y aura-t-il des étudiants?") on peut se poser bien des questions sur les priorités de la région et de la ville.

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