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De nouveaux médiateurs dans les quartiers / « Nous ne sommes pas des vigiles »

Publié le mercredi 08 juillet 2009 à 01H00 - Vu 44 fois


Le médiateur Ali Boukhedoumi (à gauche) est en relation avec les animateurs présents dans les quartiers.

Le médiateur Ali Boukhedoumi (à gauche) est en relation avec les animateurs présents dans les quartiers.

Herve OUDIN


RESTRUCTURÉ par la municipalité, le système des correspondants de quartiers est devenu celui des médiateurs de quartiers.

Concrètement, que signifie ce changement de terminologie ? « La première chose faite a été le détachement des nouveaux médiateurs de la police municipale pour les rattacher au service de la politique de la ville et de l'habitat », rappelle Eric Quénard, premier adjoint au maire en charge du logement et de la politique de la ville. « Après avoir fait un bilan du précédent système, nous avons souhaité recentrer leur mission sur la médiation. Ils étaient jusqu'alors souvent perçus comme des assistants de police », poursuit-il. Sept aujourd'hui puis dix à partir du 15 juillet, les médiateurs sillonnent les quartiers de Croix-Rouge, Wilson et, depuis le 1er juillet, Orgeval. Parmi eux, Ali Boukhedoumi. Entré comme correspondant de quartier en juillet 2005, il est aujourd'hui médiateur. Un terme qui lui convient mieux que le précédent. « Correspondant était un terme trop flou, qui ne facilitait pas notre intégration dans les quartiers. Médiateur est un mot qui a plus de sens, il fait moins peur », assure-t-il.

Leurs missions ? « Faire une veille technique et de la médiation sociale. En plus de leur permanence dans les points infos, on leur demande d'être présents sur le terrain et de faire preuve de réactivité », explique Eric Quénard. « En binôme la journée et par trois en soirée, nous allons au contact de la population, nous listons les dégradations, tags, insalubrité, ascenseur hors service…, nous essayons d'apaiser des conflits de voisinages. En soirée, nous faisons une tournée dans le quartier, nous revenons sur les lieux des dysfonctionnements constatés, pour finir, nous faisons nos rapports », détaille le médiateur. Et d'insister : « Nous ne sommes pas des vigiles ! Dès qu'il y a trop de notions de sécurité, nous nous retirons. » Grâce à un nouveau système, nommé Citoyen, les médiateurs peuvent envoyer directement des messages aux responsables des services concernés. Ils sont également en contact avec les bailleurs.

Un partenariat avec les bailleurs sociaux

Lors de l'inauguration du point le 1er juillet, une convention a été signée entre la Ville et les trois bailleurs, le Foyer rémois, Plurihabitat l'Effort rémois et Reims Habitat Champagne-Ardenne.

Ces trois organismes participent à 60 % au financement du dispositif, d'un coût global de 212 880 euros pour l'année 2009. Chacun au prorata du nombre de logements de leur parc. « Pour les problèmes urgents, il nous arrive d'aller directement voir les antennes des bailleurs dans les quartiers », confie Ali Boukhedoumi. « On a des comptes à rendre à la population », conclut-il. Récepteurs d'informations, les médiateurs sont aussi des émetteurs : « Nous devons pouvoir apporter des réponses aux questions de la population, surtout dans la phase actuelle de la rénovation urbaine. »

Séverine MIZERA

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