Publié le mardi 09 février 2010
Roger et Aline Marelli mènent leur première action humanitaire au nom de leur enseigne.
Francois FENE
ROGER MARELLI et sa fille Aline, qui tiennent la librairie Dormeur du Val, rue de la République à Chauny, réalisent jusqu'au 13 février une opération au profit de l'association Enfants d'Haïti, basée à Genolhac dans le Gard.
« C'est maman qui a vu à la télé un reportage sur les enfants d'Haïti, un orphelinat détruit, et qui nous a lancés sur cette action, raconte Aline. On en a parlé en famille, et nous avons décidé de privilégier ainsi une petite association plutôt qu'une grande structure. »
Coupons et pensées
Des classeurs et puzzles que les Marelli avaient en stock dans le magasin sont au cœur de l'opération : pour un lot de quatre classeurs acheté à 10 euros (chaque classeur pouvant valoir 4,50 euros), le client a l'assurance de voir 2 euros reversés aux Enfants d'Haïti.
De même, pour tout puzzle acquis à 10 euros (pour une valeur initiale de 20), 2 euros sont reversés par Roger Marelli à l'association de Genolhac. « Nous avons fait un système de coupons pour nous y retrouver, et jusqu'alors (NDLR : vendredi dernier), une vingtaine de clients se sont inscrits dans cette action. »
Certains voient d'abord les classeurs à petits prix et Haïti en cerise sur le gâteau, d'autres font l'achat d'abord pour Haïti en profitant d'une bonne affaire sur des articles pratiques et/ou ludiques. Ne coupons pas les cheveux en quatre, c'est le résultat qui compte, la pensée et le geste concret.
L'immédiat et le suivi
« Beaucoup de commerçants ont participé, note Roger Marelli. Les classeurs sont intéressants pour des comptabilités. M. Besson nous a pris un puzzle qu'il a mis en décoration dans son magasin, Mme Voyeux, coiffeuse, en a pris un qu'elle met à disposition des enfants dans le sien. »
Pour Laurence Voyeux, c'était comme une évidence : « On ne peut pas rester insensible. Ce qui est une goutte d'eau pour chacun de nous est un océan de réconfort pour eux. » Il paraît que les Français ont été moins généreux vis-à-vis d'Haïti que lors du tsunami de décembre 2004. À son niveau, Roger Marelli attendait de fait peut-être une plus grande mobilisation autour de son initiative.
« Mais, commente t-il, les gens sont tellement sollicités, et eux-mêmes dans des difficultés financières si fortes que le plus petit geste est à prendre avec bonheur ». Roger et Aline Marelli, qui ajouteront un don personnel, ont travaillé dans cet esprit : « C'est une telle détresse qu'il faut agir, dans l'immédiat, et dans le suivi… » Pour ne pas faire d'une misère humaine une affaire classée.
François FENE




Réagissez