Publié le lundi 21 décembre 2009 à 01H00 - Vu 14 fois
DÉCIDÉMENT la Zac Croix-Blandin, située route de Châlons, a bien du mal à décoller.
Après l'abandon du projet de la cité de l'habitat qui doit maintenant renaître sous une autre forme, c'est cette fois la future cité de l'automobile qui connaît des ratés.
Le groupe Peugeot-Citroën qui « avait trouvé le projet sympathique en 2006 » et avait décidé de faire l'acquisition de deux plates-formes, l'une de 25 000 m2 et l'autre de 27 000 m2 pour y implanter sur un même site ses trois succursales, soit 78 salariés pour Citroën et une centaine pour Peugeot, vient de faire jouer les conditions suspensives de la promesse de vente.
Étienne Copinet, responsable de la filiale Citroën s'en explique. « Dans la promesse de vente, la Ville s'était engagée à ce qu'il y ait au moins 50 % de la part de marché auto de l'agglo qui soit réunie sur cette zone pour qu'elle soit viable. On avait lancé les études, on avait le permis de construire, mais en octobre, quand on a fait les comptes, on n'atteignait pas les 50 %. Avec Fiat qui pèse près de 7 % et nous un peu plus de 34 % on était loin du compte. »
Un service de proximité
« Renault n'avait toujours pas son permis de construire. Il fallait trois marques françaises. Après réflexion et en accord entre nos deux marques, puisque la promesse du lotisseur n'est pas tenue, il a fallu trancher. Nous préférons arrêter. »
La décision étant prise, Citroën qui est installé à Tinqueux depuis 1996, Peugeot qui est depuis la même date à Cormontreuil et depuis plus longtemps avenue Brébant, ont décidé de capitaliser et d'investir sur leurs sites historiques bien connus des automobilistes. « Nous allons en profiter pour nous réorganiser en interne, développer un meilleur service de proximité auprès de nos clients. »
Alain MOYAT
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