Publié le vendredi 27 avril 2012 à 11H00 - Vu 231 fois
Le bloc de Rethel, qui a ouvert lundi (ici la salle de traitement des endoscopes), concerne aussi les Vouzinois.
VOUZIERS (Ardennes) À l'occasion de la fin des travaux et de l'ouverture du bloc du Groupe hospitalier Sud Ardennes (GHSA), les usagers vouzinois demandent à ne pas être oubliés.
LES projecteurs sont sur la cité Mazarin. Lors de l'ouverture du bloc opératoire du GHSA (notre édition d'hier), le personnel parlait bien des patients de l'ensemble du Sud-Ardennes, mais forcément plus du site de Rethel. L'occasion pour l'UCHV (Union des usagers pour la promotion et la défense de leur centre hospitalier) vouzinoise de se rappeler au bon souvenir de tout le monde, et de faire le point sur les relations, réelles et souhaitées, avec la direction de l'établissement.
« J'ai eu un entretien avec le directeur en novembre dernier, raconte Yvon Carles, président, qui m'avait fait très bonne impression. Le bloc devait ouvrir par la suite, et il proposait à l'UCHV de le visiter. Je n'ai pas eu de nouvelles, nous avons appris l'ouverture du bloc par la presse, comme beaucoup de choses. »
Yvon Carles reconnaît que cette ouverture est évidemment quelque chose de positif. « Bien sûr, sur le plan de la proximité des soins, nous avons toujours pensé qu'il valait mieux privilégier Vouziers, isolée, que Rethel, plus proche de Reims et Charleville. Mais ce n'est pas la stratégie qui a été suivie, on ne va pas refaire l'histoire. Donc c'est très bien pour la population de pouvoir compter sur un centre de qualité. D'ailleurs, un de mes amis était l'un des premiers patients et il a été très satisfait. »
Mais le responsable a encore le sentiment que l'association d'usagers vouzinois est un peu laissée sur la touche. « Nous sommes reconnus, puisque nous avons l'agrément ministériel et que nous siégeons dans un comité de l'ARS… mais pas admis. Nous sommes vus comme des empêcheurs de tourner en rond, alors qu'on veut avoir un rôle de critique, mais au sens constructif du terme. »
Communiquer positivement
Ainsi, la réception d'un courrier fait à la direction pour rapporter un couac, en février dernier, n'a pas été accusée. « Ça illustre pourtant notre position : on ne contacte pas la presse, on essaie que cela se règle en interne. Parce qu'il suffit d'un problème, sur cent médecins, pour qu'on ne retienne que le négatif et qu'au final, ça joue contre le site de Vouziers.
Nous faisons en sorte d'éclairer les gens qui ont des griefs, mais une communication positive est importante, nous le comprenons. »
Sans demander la Lune, l'UCHV souhaite devenir une force de proposition, mais elle a besoin pour cela d'être mise dans le coup. « Nous aimerions avoir des chiffres tirés d'observatoires, comme par exemple, pour la chimiothérapie, les relevés de la CPAM, des mutuelles, ou des contacts avec des médecins pour connaître le nombre de personnes concernées, de façon anonyme bien sûr.
Ça nous permettrait de mener une approche crédible, en mettant en rapport le coût de soins et l'économie que telle action de prévention ou tel dispositif, pourraient engendrer. »
Consultations de spécialistes
Yvon Carles refuse de trop noircir le tableau. « Je reconnais la difficulté de gérer deux établissements, avec des personnes à fort caractère, un milieu médical. Cela occupe énormément le directeur, il ne faut pas le diaboliser. Simplement, il ne trouve pas d'intérêt à associer les usagers plus que les règles administratives ne l'y obligent.On a toujours été courtois, mais les relations se font un peu au bon vouloir de chacun.
Par exemple, on a été invités aux derniers vœux du personnel… mais à la demande du président du conseil de surveillance, Claude Ancelme. »
Il déplore aussi de n'avoir « aucune information sur la construction de l'EHPAD (public, au sein de l'hôpital) dont le dossier est ouvert depuis une dizaine d'années avec des dates butoirs non respectées. Ce qui a amené le conseil général à moins subventionner ce projet ! »
Le président de l'UCHV fait remarquer l'incohérence de nommer des directeurs « pour deux ans seulement avec comme objectif prioritaire d'imposer l'équilibre financier. Donc de combler un déficit de 3 à 4 millions d'euros. On prend des décisions drastiques et on s'en va rapidement afin de ne pas essuyer des critiques… »
Pour finir sur une note positive, notons tout de même qu'Yvon Carles, grâce à un envoi courtois de la direction, a fait en sorte de distribuer le tableau des consultations externes du GHSA aux maires du secteur et aux généralistes de Vouziers.
Histoire de faire connaître l'offre de soins du secteur et de satisfaire à la devise du président des usagers : « Les services médicaux ne s'usent que si on ne s'en sert pas ! ».
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Les dernières contributions
nataloche83
27/04/2012 à 23h38
bravo monsieur Carles, vous êtes toujours aussi vif